du 18 septembre2011

NARBONNE :

« C'est une opération à refaire, surtout auprès des jeunes »
Sécurité routière : Jessica a fait sa peine alternative au Village, hier.
 


Jessica, sur un simulateur, réalise les dangers d'une vitesse excessive. Photo F.T.

L'infraction n'était pas très lourde : un défaut de plaque d'immatriculation sur un scooter. Mais plutôt que de payer une contravention, Jessica s'est vue proposer de réaliser une peine alternative au Village sécurité routière installé sur le parvis de la Médiathèque, hier.

Arrivée dans la matinée, la jeune maman de 22 ans a participé aux huit animations interactives et pédagogiques organisées par des associations de prévention, la police, la gendarmerie, les pompiers et la Croix-Rouge. « C'est une opération à refaire, surtout auprès des jeunes qui roulent très vite en ville », estime la jeune femme, alors qu'elle s'apprête à s'asseoir dans un fauteuil roulant pour se mettre dans la peau d'une accidentée de la route.

Le test de slaloms avec des lunettes reproduisant les effets de l'alcool est aussi édifiant, « surtout quand on ne boit jamais ! » Dans le Narbonnais, 52% des accidents mortels y sont liés, alors que la moyenne nationale est de 30%. Quelques instants plus tôt, Jessica venait de subir un choc à 25 km/h, installée sur un siège de voiture et ceinturée. « Impressionnée », la Narbonnaise avoue que cette expérience « restera gravée ». Une image, surtout : « Le bébé en poupée que l'on avait placé à côté de moi, qui vole, et pour qui je ne peux rien faire... »

Marquer les esprits est l'objectif d'une journée d'animation comme celle-ci. Plusieurs centaines de personnes étaient attendues, hier, mais pour le sous-préfet de Limoux, Olivier Teinturier, l'intérêt d'une telle initiative « n'est pas tant quantitatif que qualitatif. L'avantage d'une telle opération, c'est le dialogue qui s'instaure entre les différents intervenants et le citoyen qui participe à l'animation ».

Tous les contrevenants verbalisés, la se­maine passée, sur Narbonne, ont eu la possibilité d'avoir une peine alternative. En 2010, 65% d'entre eux avaient répondu présents. Une fois leurs parcours validés par les forces de l'ordre, leurs timbres-amendes avaient été annulés. En espérant ne plus avoir à leur en dresser, à l'avenir.

MARIE PINTADO mpintado@midilibre.com