ARCHIVES :


NOTES DE L'ADATEEP :

1.-
L'ADATEEP préfère le terme de transport scolaire à celui de ramassage scolaire, hélas couramment employé dans la presse.
Ce sont des enfants qui sont transportés dans les autocars ou les autobus !

2.-
Plusieurs articles se font l'écho d'enfants oubliés dans des cars scolaires alors que des accompa-gnateurs sont présents.
C'est l'illustration de la nécessité de formation de ce personnel comme celle que propose le BETECS.

 

 

Dans la presse régionale et nationale
Dernière mise à jour le 29 novembre 2011 
Andrest (Hautes Pyrénées) : Transports scolaires et sécurité. La Dépêche - 21 décembre 2011
Pronville (Pas de Calais) : Le Père Noël a fait du ramassage scolaire. Voix du Nord - 21 décembre 2011
Fresnes en Woëvre (Meuse) : Problème avec un bus scolaire. Est Républicain -
14 décembre 2011
Albi (Tarn) : Sécurité dans les bus scolaires  et maintenant, le DVD. La Dépêche - 10 décembre 2011
Pujo (Hautes Pyrénées) : Transports scolaires : priorité à la sécurité. La Dépêche - 10 décembre 2011
Albi (Tarn) : Sois prudent, pas par accident. La Dépêche - 8 décembre 2011
Saint André (Réunion) : La disparition tragique de Sarah suscite la colère et l'émoi. Linfo.re - 7 décembre 2011
Mana (Guyane) : Une écolière mortellement fauchée à la descente du bus. France Guyane - 26 novembre 2011
Issy l'Évêque (Saône et Loire) : Un bus de transport scolaire prend feu. Journal de Saône et Loire -
26 novembre 2011
Pyrénées Atlantiques : Bus scolaire, la gratuité mieux surveillée. La République des Pyrénées -
26 novembre 2011
Transports scolaires : Quelle stratégie contre les incivilités ? Bus et Cars - 23 novembre 2011
Ronchamp (Haute Saône) : Un enfant de 4 ans oublié dans un bus scolaire. Le Pays - 23 novembre 2011
Châlons en Champagne (Marne) : Incivilités et sécurité dans les transports scolaires… Le DVD réalisé à Châlons doit sensibiliser les ados. L'Ardenais - 20 novembre 2011
Gourdon (Lot) : Des enfants évacués du car scolaire en feu. La Dépêche - 19 novembre 2011
Saint Pardoux la Rivière (Dordogne) : Des bracelets pour être vus sur la route. Sud Ouest - 17 novembre 2011
Limerzel (Morbihan) : Un car scolaire s'embrase sur la place de la mairie. Ouest France - 11 novembre 2011
Perpignan (Pyrénées Orientales) : Il utilise du gaz lacrymogène dans le bus scolaire. L'Indépendant - 8 novembre 2011
Boulogne (Pas de Calais) : Deux élèves de maternelle retrouvés à bord d'un bus garé au dépôt ! La Voix du Nord - 8 novembre 2011
Beauvoisin (Gard) : Un car scolaire se renverse dans le fossé : un adolescent blessé. Midi Libre - 3 novembre 2011
Beauvoisin (Gard) : Un car scolaire dans le fossé, un enfant légèrement blessé. Midi Libre - 2 novembre 2011
Côte d'Or : La Côte-d'Or propose une clé USB comme support de titre de transport. Ville Rail & Transports -
28 octobre 2011
Cuisery (Saône et Loire) : Des contrôles au collège. Le Journal - 20 octobre 2011
Varades (Charentes Maritimes) : Accident entre un fourgon et un bus scolaire. Sud Ouest - 18 octobre 2011
Tonnay Boutonne (Charentes Maritimes) : Les transports en question. Sud Ouest - 7 octobre 2011
Cassel (Nord) : Une collégienne percutée par un bus scolaire. La Voix du Nord - 5 octobre 2011
Mendive (Pyrénées Atlantiques) : La peur de leur vie en montant au col d'Iraty Sud Ouest - 30 septembre 2011
Pornic (Loire Atlantique) : " Pas d'élève debout " dans les cars scolaires. Ouest France - 22 septembre 2011
Rivesaltes (Pyrénées Orientales) : Notre fille a été oubliée 3 heures dans un bus. L'Indépendant - 20 septembre 2011
Nord : Semaine de la mobilité : le conseil général du Nord lance deux études sur la question des transports La Voix du Nord
20 septembre 2011
Toulouse (Haute Garonne) : Ballade rétro à bord du bus n° 16. La Dépêche - 18 septembre 2011
Le Loroux Bottereau (Loire Atlantique) : Double ramassage scolaire dans les deux collèges. Ouest France - 16 septembre 2011
Mersuay (Haute Saône) : Un enfant de 3 ans oublié dans le car scolaire en Haute Saône. Est Républicain
11 septembre 2011
Souillac (Lot) : Lycées : couac dans les transports scolaires. La Dépêche - 10 septembre 2011
Cordes sur Ciel (Tarn) : Contrôle sécurité des bus scolaires. La Dépêche - 10 septembre 2011
Toulouse (Haute Garonne) : Quand l'autocar veut concurrencer le rail. La Dépêche - 7 septembre 2011
Taradeau (Var) : Bus scolaire en équilibre au-dessus d'un fossé ! Var Matin - 6 septembre 2011
France : Des dizaines de villes en France bientôt reliées par autocar Le Monde.fr - 6 septembre 2011
Redon (Ille et Vilaine) : Rentrée : Une journée dans les pas d'une élève de 6e. Ouest France - 6 septembre 2011
Toulouse (Haute Garonne) : Le watman suspendu mais pas coupable. La Dépêche - 9 août 2011
Ancely (Haute Garonne) : Un spectaculaire accident de tramway. La Dépêche - 6 août 2011
Noyal-Châtillon-sur-Seiche (Ille et Vilaine) :
Le nord-ouest de la campagne privé d'une ligne de bus scolaire.

Suppression de la BR3 : éléments d'explication.
Ouest France - 6 août 2011
Tarn - Pyrénées Orientales : Le Tarn et les Pyrénées Orientales reprennent le volant de leurs autocars. Mobili Cités - 18 juillet 2011
 
le 21 décembre 2011

ANDREST (HAUTES PYRÉNÉES)  :

Transports scolaires et sécurité.
 


Étapes sur les trajets des enfants jusqu'aux Abribus®.

Si la sécurité des enfants sur le trajet du domicile à leur établissement scolaire n'a pas de prix, les moyens d'une sécurité optimum ont un coût. Une sécurité aux volets éducatif, prévention et infrastructures. À côté d'actions comme la distribution de brassards fluorescents aux élèves de 6e avec le concours du conseil général des Hautes-Pyrénées, Christian Lastécouères, président du Syndicat intercommunal des transports scolaires (SITS de l'ensemble scolaire de Vic), travaille de concert avec les élus des communes, les services des collectivités et d'État.

Ainsi, le président Lastécouères accompagné de Benoît Lauriau, responsable-coordinateur salarié du SITS, se sont-ils retrouvés à Andrest avec des élus municipaux, des représentants de la direction de la société de transports Kéolis, de la communauté de brigades Vic-Maubourguet-Castelnau, du service des routes et transports (agence du val d'Adour), de la Direction départementale des territoires (DDT), sur la D 835.

Au programme : examiner les arrêts bus pour renforcer la sécurité des collégiens et lycéens. Si des travaux de voirie ont déjà été effectués, il manque principalement de l'éclairage (lors d'une réunion précédente à Pujo, Christian Lastécouères avait évoqué les économies d'énergie et les effets parfois pervers d'un éclairage moindre avec les ampoules à basse tension), de la signalisation et des passages protégés pour une meilleure sécurité. Des constats et des prises en compte dans l'intérêt général.

Josiane Pomès

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le 21 décembre 2011

PRONVILLE (PAS DE CALAIS)  :

Le Père Noël a fait du ramassage scolaire.
 

C'est le père Noël en personne qui a ramassé, en calèche, les quarante-quatre enfants du village. ...

Certains en ont profité deux fois, alors que d'autres, ayant raté le passage, sont venus à pied.
Mais le père Noël, très généreux, les a emmenés faire un petit tour de rattrapage... accompagné par quelques adultes, restés de grands enfants en extase devant la calèche du père Noël.

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le 14 décembre 2011

FRESNES EN WOËVRE (MEUSE)  :

Problème avec un bus scolaire.
 


« On reste vigilant », souligne Martine Aubry du conseil général de la Meuse. Photo d’archives F. LALLEMAND

Remontés comme des coucous suisses les parents d'élèves de Fresnes-en-Woëvre. Vendredi dernier au matin, ils constatent que le bus du prestataire du transport scolaire, la société Dupasquier, qui doit véhiculer leurs enfants présente un pare-brise complètement embué.

« Il n'y avait plus de ventilation et le chauffeur devait l'essuyer en roulant ! », précise une mère d'élèves, encore un brin inquiète.

« Vendredi, nous avons constaté cela », explique Martine Aubry, la directrice du service éducation transport au conseil général compétent en la matière. « Le soir même, l'entreprise a mis à disposition un autre véhicule. Mais on ne pensait pas qu'il allait réapparaître ».

 

« LA QUALITÉ DE TRANSPORT DES ENFANTS N'EST PAS NÉGOCIABLE »

En effet, le bus incriminé, est visiblement revenu, hier matin et dans le même état, chercher les enfants. « Si ce soir, c'est encore le même, on ira, avec nos voitures, bloquer les bus de Fresnes pour qu'ils ne démarrent pas », poursuit ce parent d'élèves.

Du côté du conseil général, « notre position est très ferme. Nous avons envoyé à l'entreprise deux recommandés successifs datés du 11 et du 12 décembre pour que l'ensemble des bus roulant pour l'entreprise Dupasquier soient conformes aux prescriptions du cahier des charges imposées par le conseil général ».

L'entreprise a, selon l'exécutif meusien, déjà subi « une lourde pénalité cette année s'élevant ce matin à 2 300 € au total pour non-conformité au cahier des charges. Ça allait pourtant mieux depuis le début de l'année scolaire. C'est une défaillance récente ».

À Bar-le-Duc, on enfonce le clou : « Si Dupasquier ne remettait pas de l'ordre dans son organisation et dans sa mise en conformité, au prochain constat, nous ne renouvellerons pas le marché à la rentrée prochaine. Nous aurons suffisamment de temps pour lancer un nouvel appel d'offres », souligne Martine Aubry. « De toute façon, on reste très vigilant. La qualité de transport des enfants n'est pas négociable ».

Frédéric PLANCARD

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le 10 décembre 2011

ALBI (TARN)  :

Sécurité dans les bus scolaires : et maintenant, le DVD.
 


Jérôme Barthe hier lors d'un exercice d'évacuation au collège Balzac d'Albi./Photo DDM, Jean-Marie Lamboley

Les collégiens de Balzac à Albi sont les premiers du département à avoir visionné un DVD sur la prévention des accidents dans les bus scolaires, à l'initiative de la Federteep.

31secondes. C'est le temps qu'il a fallu à une classe de 6e pour évacuer hier matin un bus garé dans la cour du collège Balzac à Albi. « ça va, même si un élève a hésité et qu'on aurait pu faire plus vite », commente Jérôme Barthe, directeur de Federteep, association qui gère les transports scolaires dans le Tarn. Après cet exercice de sécurité classique, les collégiens sont invités à une vidéo-projection. Et ça, c'est nouveau. Ces jeunes sont les premiers à visionner le DVD « Prudent, pas par accident ». Un outil supplémentaire pour la prévention des accidents lors des trajets scolaires, que la Federteep a édité à 350 exemplaires, avec le concours du conseil général et de la préfecture, qui a financé les copies.

« RIEN N'EST JAMAIS ACQUIS »

Montée dans le bus, dangers des dégradations à bord, dire bonjour au chauffeur, angles morts - une séquence que le groupe a voulu voir deux fois -, tous les thèmes sont abordés. « Le DVD comprend dix modules, pour des âges différents, de 5 à 8 ans. Nous avons rajouté un bonus, le film Sois sympa, on roule pour toi, que nous avions réalisé avec la Borde Basse à Castres », détaille Jérôme Barthe. D'ici la fin mai, la Ferderteep fera le tour des 32 collèges du Tarn pour leur présenter le DVD. Il sera diffusé aussi après des lycées ou des réseaux d'écoles. La Federteep se servira de ce « support sympa » pour enfoncer le clou après les exercices en situation dans un bus. « Un professeur pourra aussi le projeter avant un voyage en Angleterre, comme piqûre de rappel », suggère Jérôme Barthe.

Un effort de pédagogie utile. « C'est édifiant quand même. J'ai entendu une collégienne dire que, la prochaine fois, elle mettra la ceinture en bus », témoigne Martine Masson, professeur d'allemand à Balzac. « Très intéressant », approuve Wilson, 11 ans, qui prend le bus entre son domicile à la Madeleine et le collège. L'enfant n'ignore rien des conséquences graves qui peuvent se produire « si on ne fait pas attention ».

Pour Alain Estivals, président de la Federteep, même si les accidents « sont très rares en bus, mode de transport sûr, rien n'est acquis. Il ne faut jamais relâcher la pression. Ce DVD insiste sur les phases dangereuses, notamment autour du car. »

Le chiffre : 17 000 élèves

Sur les lignes de la Federteep. « Tous les matins, 17 000 élèves sont transportés dans le Tarn par 450 bus », annonce Jérôme Barthe, le directeur de la Federteep, qui gère les transports scolaires dans le département. Même si la plupart du temps, ça se passe bien, pour Jérôme Barthe, « l'accident reste la hantise. Le portable reste allumé le matin entre 7 et 8 heures »…

ALAIN-MARC DELBOUYS

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le 10 décembre 2011

PUJO (HAUTES PYRÉNÉES)  :

Transports scolaires : priorité à la sécurité.
 


Une communauté, transporteurs, parents, élus,
engagés pour la sécurité.

En juillet 2010, le groupe de travail éducation et transports du conseil général décidait d'une action de sensibilisation organisée « à titre exceptionnel et expérimental » auprès des élèves de 6e transportés par le Syndicat intercommunal des transports scolaires (SITS) en le dotant de brassards fluorescents en tissu.

Une action qui répondait à la demande du conseil syndical du SITS après des constats : les quelque 1 200 élèves transportés quotidiennement résident en zone rurale .

Vêtus majoritairement de couleurs sombres, ils peuvent être, pendant les mois d'hiver, difficiles à apercevoir sur certains points d'arrêt, ou lorsqu'ils cheminent au bord des routes entre le domicile et le point d'arrêt (les accotements herbeux ou la pluie augmentent la dangerosité du déplacement). Sans compter certains points sans Abribus, ou même les éclairages qui économisent l'énergie mais d'intensité moindre. Les conducteurs de cars sur l'ensemble du territoire témoignent de la difficulté parfois à voir ces élèves. Alors que les automobilistes sont tenus d'être équipés de gilets fluorescents, les cyclistes aussi, il n'y a rien pour les enfants ! Christian Lastécouères indique que le public des 6es étant particulièrement réceptif (ils représentent quelque 900 élèves sur les 10 000 transportés quotidiennement dans le département), ce sont d'abord ces élèves qui ont reçu le brassard.

Pour cette année 2011-2012, la remise s'est faite à Pujo, en présence de représentants des services du conseil général, de la direction de la société de transports Kéolis, du commandant de la communauté de brigades, des élus municipaux pujolais autour de leur maire Françoise Lerda, et les conseillers généraux dont Virginie Siani, présidente de la commission éducation et transports. Alors que Christian Lastécouères remerciait pour la dotation (les brassards reviennent à 1,20 € pièce), celle-ci soulignait : « La sécurité n'a pas de prix même si elle a un coût » ; alors qu'il avait été souligné le rôle primordial des conducteurs, l'élue souhaitait que ces derniers rappellent aux enfants de mettre leur brassard et qu'un courrier soit adressé aux parents pour conforter le volet éducatif.

JOSIANE POMÈS

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le 8 décembre 2011

ALBI (TARN)  :

Sois prudent, pas par accident.
 


Albi. Sois "prudent, pas par accident"

 

«Prudent, pas par accident», c'est le titre d'un DVD que la Federteep (1) présentera officiellement vendredi 9 décembre, au collège Balzac à Albi. Depuis 1963, pour le compte du conseil général du Tarn, la Federteep organise 444 circuits scolaires, gère et contrôle 17 000 élèves, impulse des actions de prévention en direction des établissements scolaires et propose des formations à tous les partenaires du transport scolaire.

La Federteep élabore et diffuse des outils pédagogiques adaptés auprès des différents établissements scolaires du département. Ces outils ont été le plus souvent repris au niveau national pour sensibiliser les élèves à la prévention et à la sécurité.

Faisant suite à l'opération Total-Covring de 2009 et 2010 qui ciblait les conducteurs sur le thème « Autour du Car, pas de hasard ! », la Federteep souhaite communiquer cette année directement auprès des jeunes Tarnais et de leurs éducateurs . Dans ce dessein, en partenariat avec les associations Anateep et Prévention MAIF et grâce au soutien financier de la préfecture du Tarn et du conseil général, elle diffusera dans les mois à venir le DVD « Prudent, pas par accident ! ». «Nous en avons fait presser 350 exemplaires et nous les mettrons gratuitement à dispositions des réseaux d'écoles, collèges et lycées, des associations qui organisent des déplacements et voyages en bus, mais aussi des 25 entreprises de transport qui travaillent avec nous», indique Jérôme Barthe, directeur de la Federteep. Prévention des comportements conflictuels, civisme, respect d'autrui et du matériel sont abordés aux travers d'une fiction d'une quinzaine de minutes et de 6 modules d'information.

(1) Fédération départementale du transport scolaire dans le Tarn.

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le 7 décembre 2011

SAINT ANDRÉ (LA RÉUNION)  :

La disparition tragique de Sarah suscite la colère et l'émoi.
 


Voir la vidéo

Quelques heures après le décès tragique de la jeune Sarah, 14 ans, à Saint-André, l'émotion est forte. Les familles qui résident près du lieu où l'accident mortel s'est produit se disent à la fois choqués et en colère. Choqués par la mort de la jeune collégienne morte écrasée par un bus et furieux car cela faisait longtemps qu'ils pointaient du doigt le manque d'aménagements sur cet axe routier très emprunté.

Interrogés quelques heures seulement après le drame, les passants et les Saint-Andréens qui résident dans la Zac Fayard exprimaient leur profonde douleur mais évoquaient aussi un accident "malheureusement prévisible". 

L'accident qui a coûté la vie à la jeune Sarah, une adolescente de 14 ans scolarisée au Collège Terrain Fayard, s'est produit à l'intersection des rues Brunet et Chemin du Centre. 

A cet endroit, la rue est étroite et les piétons ne disposent d'aucun trottoir pour circuler en sécurité. Ajoutez à cela le manque de visibilité pour les automobilistes et les conducteurs de bus et le trafic très dense aux heures de pointe. 

De l'avis des riverains eux-mêmes, ce tragique accident de la circulation devait arriver un jour pour que les autorités prennent la mesure du problème. Le Chemin du Centre est situé à proximité de la Zac Fayard, un groupement de logements qui compte 4000 habitants.

Interpellé sur ce problème qui visiblement date de plusieurs années, le Premier Adjoint à la Mairie de Saint-André, Joé Pédier, confirme que le lieu est à risques. L'élu assure que des travaux d'aménagement sont programmés pour 2012. D'un montant de 2,4 millions d'euros, ils doivent permettre de sécuriser ce périmètre particulièrement accidentogène.

Dans cette affaire, la responsabilité du chauffeur de bus est aussi remise en question. A ce sujet, le Président de la Régie des Transports de l'Est, Philippe Le Constant explique que la responsabilité de la RTE n'est pas directement engagée, dans la mesure où la victime ne faisait pas partie des élèves transportés par la compagnie de bus Carpaye. Le conducteur du transport s'est soumis à un test d'alcoolémie qui s'est avéré négatif. En parallèle de l'enquête interne diligentée par les services de la Régie des Transports de l'Est, une autre enquête, judiciaire celle-là, a été ouverte pour déterminer les circonstances de cet accident. Le chauffeur de bus a été placé en garde à vue à l'hôtel de Police de Saint-André.

Le rapport d'enquête de la société de bus devrait être rendu d'ici demain ou après-demain. 

 

La régie des Transports va enquêter sur l'accident de Saint-André.

Aux alentours de 11h30 ce matin, une jeune fille de 14 ans est morte écrasée par un bus de la société Carpaye, chemin Brunet à Saint-André. Suite à ce drame, la Régie des Transports de l'Est (RTE), adresse ses condoléances à la famille et aux proches de la jeune fille et explique qu'une enquête sera rapidement diligentée pour déterminer avec précision les responsabilités du transporteur dans ce drame.

Un bus de transport scolaire circulant chemin du Centre à Saint-André a renversé une collégienne de 14 ans ce matin. L'adolescente a été grièvement blessé au niveau du crâne et est décédée sur place, malgré l'intervention des secours. Selon les premières constatations, le conducteur du bus Carpaye qui tournait à gauche n'aurait pas vu les deux amies marchant sur ce chemin dépourvu de trottoir.

La Régie des Transports de l'Est (RTE) a exprimé ses condoléances à la famille et a annoncé qu'une enquête serait très prochainement diligenté pour établir les responsabilités précises du transporteur dans ce terrible accident.

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le 26 novembre 2011

MANA (GUYANE)  :

Une écolière mortellement fauchée à la descente du bus.
 


Campagne de l'ANATEEP (2002)

Émeraude, une fillette de 3 ans, est morte alors qu'elle rentrait de l'école, jeudi après-midi. L'accident s'est déroulé sous les yeux de ses petits camarades. Hier, une cellule d'écoute a été mise en place à l'école Cécilien-Robinson, où elle était scolarisée.

Elle s'appelait Émeraude. Elle avait 3 ans et vivait à quelques kilomètres du carrefour de Charvein, sur la route menant de Saint-Laurent à Mana. C'est là, à quelques pas de chez elle, qu'elle est décédée, jeud

i après-midi, en descendant du bus, percutée par un automobiliste qui ne l'avait probablement pas vue. En ce début d'après-midi, Émeraude et ses petits camarades de l'école Cécilien-Robinson quittaient l'école. Ils prenaient le bus pour rentrer chez eux. À sa descente du bus, « un éducateur les aidait à traverser. Mais elle s'est mise à courir et lui est passée devant. Une voiture passait à ce moment-là » , relate le commandant Frédéric Laffargue, commandant de la compagnie de gendarmerie de Saint-Laurent du Maroni.

Ni alcool, ni stupéfiants

Lorsqu'ils arrivent sur place, les sapeurs-pompiers constatent qu'elle est décédée. Les premiers dépistages effectués par les enquêteurs ne révèlent ni traces d'alcool, ni traces de stupéfiants chez l'automobiliste. Celui-ci, enseignant au lycée de la commune, est entendu, pendant l'après-midi, à la brigade. L'enquête va se poursuivre. Hier matin, le recteur a « demandé à l'inspecteur d'académie de se rendre sur place pour être aux côtés de la communauté éducative, sous le choc, afin de l'accompagner dans cette épreuve, et en veillant à la mise en place d'une cellule d'écoute » . Par ailleurs, Florence Robine présente, « en son nom propre et au nom de l'ensemble de l'académie, ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches » d'Émeraude. Ce drame porte à vingt-deux le nombre de morts sur les routes de Guyane cette année. Pour la première fois depuis plusieurs années, les piétons sont les premières victimes, avec neuf morts cette année, pour sept cyclomotoristes et six automobilistes.

P.-Y.C.

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le 26 novembre 2011

ISSY-L'ÉVÊQUE (SAÔNE ET LOIRE)  :

Un bus de transport scolaire prend feu.
 


Le bus totalement calciné .  Photo Dominique Frossard (CLP )

Rentrant des collèges de Gueugnon, le bus qui effectue le ramassage journalier des élèves, arrivait presque à destination de son point d'arrivée la place du Champ-de-Foire à Issy-l'Évêque, quand au niveau du lieu-dit La Queue de l'Herse, sur la départementale 25, à l'intersection avec la voie communale de Grury, le conducteur d'une voiture suivant le bus a aperçu des étincelles sortant du moteur.

Dépassant rapidement le véhicule, l'automobiliste indique au chauffeur de s'arrêter. Basil, le chauffeur obtempère et s'aperçoit effectivement que l'arrière du bus est en proie aux flammes. Sa première réaction est de mettre en sécurité les treize enfants restés dans le bus.

Ensuite, avec un sang-froid exemplaire, il se munit de son extincteur afin d'enrayer le sinistre, mais en vain. Les secours ont été appelés sur les lieux. En premier, le centre de secours d'Issy-l'Évêque qui, devant l'ampleur de l'embrasement du véhicule, faisait appel aux centres de Toulon, Gueugnon et Digoin. Un incident rarissime qui, toutefois, aurait pu avoir des conséquences dramatiques sans la bonne réaction du chauffeur et de l'automobiliste. « J'ai gardé mon sang-froid, pour moi, la priorité était de mettre en sécurité les enfants qui m'étaient confiés », dira Basil, le chauffeur sous le choc. Daniel Michaud, maire d'Issy-l'Évêque, les gendarmeries de communauté d'Étang et d'Issy ainsi que celle de Palinges étaient sur place.

Les collégiens ont été récupérés par les parents prévenus par les autorités. La RSL avait dépêché un bus de remplacement dans l'urgence.

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le 26 novembre 2011

PYRÉNÉES ATLANTIQUES  :

Bus scolaires, la gratuité mieux surveillée.
 


La gratuité des transports ne disparaît pas. Mais le département veut mettre fin aux abus. Archives PP

Avec un nouveau règlement pour les transports, l'assemblée veut mettre fin aux «passe-droits».

Qui avait entendu parler du règlement départemental des transports jusqu'à hier ? Sans doute pas grand monde. Ce texte régit pourtant les modalités d'encadrement du transport scolaire dans le département. Mais aux dires de l'actuelle majorité au conseil général, ledit règlement était percé comme une vieille chaussette, souffrant de trop de dérogations et cumulant les passe-droits. Au nom du groupe majoritaire, Margot Triep-Capdevielle (PS, Billère) a même évoqué « un règlement qui permet aux plus malins de tirer parti de ses failles pour construire une politique de ramassage au porte-à-porte avec l'argent du conseil général. » Le président Georges Labazée parlant même « d'un risque grave et pénal. »

Michel Chantre (PS, Lembeye) a donc pris le dossier à bras-le-corps, recensant les aberrations et assurant la concertation. De quoi présenter, et faire voter, hier au Parlement de Navarre, un nouveau règlement qui sera appliqué à la rentrée de septembre 2012.

l La gratuité à plus d'1,5 ou 2 km de l'établissement

Un élève bénéficiera gratuitement du transport scolaire s'il réside à plus d'1,5 km de son établissement (pour le primaire) et à plus de 2 km (pour le secondaire). Il y a donc du mieux puisque dans l'actuel règlement, c'est 3 km (primaire comme secondaire). Pour les autres, le tarif sera toujours de 180 euros par an. Rien de nouveau sur ce plan-là, c'est déjà le cas dans le règlement actuel.

l Mais trois voyages par semaine minimum

Ceci étant, pour bénéficier de cette gratuité, il faudra que les élèves concernés empruntent trois fois le bus par semaine. Sinon, le titre de transport sera désactivé et les familles devront alors payer pour sa réactivation. Alors que Jean-Jacques Lasserre (Forces 64, Bidache) parle « d'un forfait sanction », Michel Chantre tempère cette obligation. « Cela veut dire que dès le mardi matin, les conditions peuvent être remplies », indique l'élu lembégeois. Reste que Max Brisson (UMP, Biarritz-Ouest) estime que cette obligation « remet en cause la gratuité. » Et d'indiquer que cela va toucher plus de monde que la majorité ne le pense mais aussi « faire disparaître les aménagements construits au fil du temps et qui permettaient de s'adapter à toutes les situations. »

l Les communes seront invitées à contribuer

Le coût du transport pour les enfants du primaire est estimé par le département à 600 euros par an pour un élève du primaire et 1 000 euros pour un élève du secondaire. Une contribution annuelle sera donc demandée aux communes : 35 euros pour un enfant du primaire et 70 euros pour un élève du secondaire. Certains maires se seraient d'ailleurs manifestés auprès de Michel Chantre pour protester contre ce qu'ils considèrent comme une taxation. Jacques Pedehontaà (Forces 64, Navarrenx) a d'ailleurs relayé l'inquiétude d'élus de son canton.

l Un arrêt par commune et quatre élèves minimum

Le nouveau règlement garantira un arrêt par commune. Voir également plusieurs suivant l'importance de la commune. Il est nécessaire d'avoir une distance minimale d'1 kilomètre entre chaque arrêt. Avec un seuil de quatre élèves contre cinq actuellement.

Eric Normand

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le 23 novembre 2011

TRANSPORTS SCOLAIRES  :

Quelles stratégies contre les incivilités ?
 


Les conflits entre enfants augmentent dans les cars scolaires. © Anateep

L'Association nationale pour les transports éducatifs de l'enseignement public (Anateep) organise le mercredi 18 janvier 2012 au Novotel Paris-Bercy un séminaire sur l'incivilité dans les transports scolaires.

La question des comportements conflictuels dans les transports scolaires n'est pas nouvelle, l'Anateep en avait déjà fait un thème de réflexion lors d'un précédent séminaire national en 1995. Les comportements conflictuels y embrassent tout le spectre des incidents : de la simple incivilité à la violence verbale. Et certains agissements peuvent même conduire à des actes répréhensibles au plan pénal, comme le "racket", les dégradations, les vols ou la violence physique.

Or, les autorités organisatrices et opérateurs du transport scolaire constatent dans les autocars et autobus une montée de comportements incompatibles avec le "vivre ensemble" et les règles de bonne civilité, en France comme à l'étranger,.

Une situation qui se généralise

Cette évolution préoccupante touche d'ailleurs l'ensemble de la communauté scolaire. Une étude de l'Observatoire international de la violence à l'école a montré en mars 2011 que "si la grande majorité des enfants aime l'école et s'y sent bien, une part minoritaire mais importante s'y déclare victime de violences récurrentes et de harcèlement physique et verbal. Pour plus de 10% d'enfants, l'école est un lieu de souffrance".

Dans ce contexte, l'Anateep souhaite que ce nouveau séminaire national puisse apporter un éclairage sur la réalité du phénomène, tout en suggérant aux autorités organisatrices de transport, aux entreprises mais également aux partenaires du transport scolaire, les pistes permettant de limiter es comportements conflictuels.

Trois ateliers

L'association a pour ce faire organisé trois ateliers de reflexion sur le sujet :

  • Atelier I - La compréhension du phénomène... et de son importance : les ressorts psychologiques et/ou psychosociaux de ces comportements conflictuels dans les transports scolaires. Cet atelier sera ponctué par deux interventions complémentaires.
     
  • Atelier II - Prévention et sanction : les stratégies mises en place : les mesures prises en matière de prévention et de sanction des comportements conflictuels.
     
  • Atelier III - Des stratégies complémentaires : prévention et dissuasion dans les transports publics, systèmes de vidéosurveillance dans les bus et cars... Le deuxième temps fort de l'atelier sera consacré à la formation spécifique des conducteurs de transport scolaire afin de prévenir les incivilités mais aussi à la gestion des conflits lorsque c'est nécessaire.

Pierre Cossard

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le 23 novembre 2011

RONCHAMP (HAUTE SAÔNE)  :

Un enfant de 4 ans oublié dans un bus scolaire.
 


L'école du centre et l'école de la Houillère sont distantes de près de trois kilomètres (Cartographie IGN)

La mésaventure arrivée lundi à un bambin de Ronchamp âgé de 4 ans a provoqué hier une vive réaction du président du conseil général de Haute-Saône. 

Une enquête a été ouverte par les gendarmes de Champagney pour établir comment un enfant de 4 ans s'est retrouvé seul en pleine rue, lundi à Ronchamp, au lieu d'être à l'école.

Tout a commencé lundi en milieu d'après-midi. Vers 15 h, rue de l'Etang-Lulin, près de l'École du Centre, des témoins ont aperçu un bambin livré à lui-même et qui semblait perdu. L'enfant a été pris en charge et ramené chez une assistante maternelle.

Les gendarmes ont été aussitôt alertés. Le garçon a passé le reste de l'après-midi avec eux, mais les enquêteurs ont rencontré des difficultés pour établir son identité. L'écolier parlait peu ; même le prénom que les gendarmes pensaient avoir découvert n'était en fait pas le bon. Les contacts avec la mairie n'ont pas permis d'en savoir plus : la famille est arrivée depuis peu dans la commune. Les enquêteurs ont même fait le tour des classes de la maternelle du Centre avec l'enfant, en espérant que des enseignants ou des écoliers le reconnaîtraient, mais en vain.

Les transporteurs convoqués

Le conseil général de Haute-Saône organise le transport scolaire gratuit de plus de 20 000 élèves dans le département. Hier, son président, Yves Krattinger, a réagi aux faits « jugés graves » qui se sont produits à Ronchamp. « Il y avait déjà eu un cas similaire il y a quelques mois », précise le conseil général. Résultat : Yves Krattinger, « après s'être assuré de la bonne santé de l'enfant qui a pu reprendre l'école mardi matin », a tapé du poing sur la table. Il a décidé de convoquer très rapidement l'ensemble des sociétés de transports qui effectuent le ramassage scolaire pour le compte du conseil général. Objectif : procéder à un « rappel à l'ordre » des conditions dans lesquelles ce service doit être accompli.
Le président du conseil général écrira aussi aux élus locaux qui recrutent les personnels accompagnant les enfants dans les bus, « afin de responsabiliser l'ensemble du dispositif, le conseil général les aidant financièrement pour cette mission ».

Ce n'est que vers 17 h que la situation s'est éclaircie. Grâce à l'aide d'un chauffeur de car scolaire, il a été établi que l'enfant était scolarisé dans un hameau de Ronchamp, à la Houillère. Il a alors rapidement pu être remis à ses parents, qui le croyaient en classe pendant tout l'après-midi, mais qui ne l'avaient pas vu descendre du bus au retour de l'école. On imagine leur inquiétude…

Au lendemain de cet épisode, une question se pose : comment l'enfant a-t-il pu se perdre de la sorte ? Les gendarmes restent discrets pour l'instant : « On a notre idée, mais toutes les responsabilités ne sont pas établies avec certitude. »

En fait, selon le maire de la commune, Jean-Claude Mille, l'écolier serait bien monté vers 13 h 30 dans le car scolaire qu'il emprunte chaque jour pour aller à l'école, au hameau de La Selle. Mais il n'est pas descendu à son arrêt habituel, celui de la Houillère.

Quand le bus a fini son circuit, dans le centre de Ronchamp, le chauffeur et l'accompagnatrice seraient descendus sans se rendre compte qu'il était encore dans le véhicule. S'était-il endormi ? N'a-t-il pas osé se manifester ? Difficile à dire étant donné son âge. Toujours est-il que l'enfant aurait ensuite ouvert seul la porte du bus depuis l'intérieur, en serait descendu et se serait promené dans Ronchamp avant d'être secouru par un adulte. À ce moment-là, il se trouvait environ à 3 km de son école.

« Tout s'est bien terminé, heureusement, mais il y a quand même eu une faute, estime le maire de Ronchamp. Même si les parents ont bien réagi, on comprend qu'ils aient été secoués. »

Guillaume Minaux

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le 20 novembre 2011

CHÂLONS EN CHAMPAGE (MARNE)  :

Incivilités et sécurité dans les transports scolaires… Le DVD réalisé à Châlons doit sensibiliser les ados.
 


Le représentant du Recteur d'académie, Didier Blondel, et le secrétaire général de l'association nationale pour les transports éducatifs de l'enseignement public, ont félicité les élèves.

  Les parents de ces élèves et les collégiens eux-mêmes peuvent être fiers du travail réalisé.

Différentes séquences avec des élèves du collège Nicolas-Appert. Des messages forts afin de sensibiliser à la sécurité dans les cars scolaires et lutter contre les incivilités. Un DVD tourné avec des 4e vient d'être présenté aux autorités et aux parents.

« Dans l'angle mort, t'es mort ! » « Fais-toi voir même dans le noir. » Chaque jour, le conseil général de la Marne transporte de nombreux élèves de leurs communes à leurs écoles et collèges, une responsabilité lourde pour le Département qui investit 17 millions d'euros chaque année, rien que pour ce service. Si les voyages et circuits ont été sécurisés au fil du temps, il n'empêche que malgré tous ces efforts, le pire peut arriver : comme l'accident. Un peu de chahut, un manque de vigilance, et la sortie de bus peut tourner au drame.

Collégiens acteurs

« Nous avons un rôle citoyen à jouer et il est important de rassembler les initiatives pour sauver des vies », a ainsi résumé René-Paul Savary, président du conseil général, lors de la présentation au collège Nicolas-Appert, d'un DVD visant à sensibiliser les ados sur la sécurité et lutter contre les incivilités dans le car.

À l'origine, Raymond Fernandes, membre de l'Association départementale pour les transports éducatifs de l'enseignement public (ADETEEP) désirait réaliser non pas un film mais une juxtaposition de séquences qui mettraient le doigt sur les soucis de sécurité. C'est fait… « Si dans un premier temps, nous souhaitions nous rapprocher de professionnels et d'acteurs, nous avons revu notre copie. Les élèves de Nicolas-Appert ont tourné eux-mêmes, il en résulte un DVD plus spontané que l'on ne regrette pas. » Dans une salle dudit collège, vendredi soir, les parents et les acteurs le temps d'un tournage, attendaient avec impatience la diffusion des images, tout comme un chauffeur de car de la STDM qui a joué le jeu et grelotté un soir vers 22 heures à Écury.

Clap première avec des acteurs responsables. De son côté, le secrétaire général de l'Association nationale pour les transports éducatifs de l'enseignement public avait fait le déplacement à Châlons et s'est félicité de l'initiative mêlant aussi bien l'attention dans l'habitacle, l'attention en traversant, le respect du véhicule et du chauffeur… « Avec ce DVD baptisé " Je prends le car ", parents et Éducation nationale sont concernés au premier chef. »

La vie gagne…

Représentant le Recteur d'académie lors de cette présentation, Didier Blondel a insisté sur le message de « vivre ensemble » diffusé par le support : « Que toutes ces énergies soient positives pour les statistiques ! » Alors que les élèves de 4e ont travaillé sur l'expression écrite et orale, sur des situations de communication avec contraintes et fréquenté le CDI en dehors des heures de cours, leur exemplarité et leur responsabilité citoyenne ont été mises en avant publiquement.
La représentante Sécurité routière du préfet voit en ce DVD le « témoignage d'une volonté à changer les mentalités ». Si chacun fait effectivement un peu dans ce domaine de la prévention, c'est la vie qui gagne.

David ZANGA

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le 19 novembre 2011

GOURDON (LOT)  :

Des enfants évacués du car scolaire en feu.
 


Du car, il ne reste plus qu'une carcasse fumante surveillée par les pompiers./Photo DDM, Jean-François Laval.

Plus de peur que de mal hier à Gourdon, où un car de ramassage scolaire a été entièrement détruit par un incendie. Les élèves et le chauffeur venaient à peine d'en descendre lorsque des flammes provenant du compartiment moteur sont apparues.

L'incident s'est déclaré hier, à 7 h 45, rue Émile-Zola. L'autocar de ramassage scolaire de la société Belmon venait de se garer à côté de la cité scolaire lorsque des parents d'élèves, stationnés à proximité, ont aperçu une fumée suspecte au niveau du moteur, et donné l'alerte. Arrivés très rapidement, les sapeurs pompiers de Gourdon - ils étaient une dizaine mobilisée sur cette intervention - ont sécurisé les abords et éteint l'incendie avec des produits spécifiques. Les dégâts matériels sont importants : du long véhicule, ne reste qu'une carcasse fumante. Par chance, aucun blessé n'est à déplorer, la quarantaine de collégiens et lycéens transportée dans le car a été immédiatement évacuée par la conductrice.

Ce car de la société Belmon, conforme au niveau du contrôle technique, était le véhicule affecté au circuit Payrac - Saint-Projet - Le Vigan - Gourdon.

Au moment de cet incident, se trouvait un agent du conseil général, chargé du contrôle régulier des lignes de transports scolaires. Il a pu intervenir et faire le lien avec la proviseur de la cité scolaire. Les dispositions nécessaires ont été prises par le conseil général pour la poursuite du service : un autre car de l'entreprise Belmon devait assurer, hier soir, le trajet retour Gourdon-Payrac.

Le département est vigilant en matière de sécurité dans les transports scolaires dont il a la charge. Parmi les dispositifs mis en place, près d'un millier d'enfants bénéficie, chaque année, d'interventions de la Prévention Routière. Des exercices d'évacuation d'un car permettent d'adopter les bons réflexes.

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le 17 novembre 2011

SAINT PARDOUX LA RIVIÈRE (DORDOGNE)  :

Des bracelets pour être vus sur la route.
 

Ces bracelets fluorescents permettent aux élèves d'être plus en sécurité lors du ramassage scolaire. PHOTO ROGER ROSELLO

Lundi, Maurice Combeau, maire de la commune et président du Syndicat mixte intercommunal de ramassage scolaire (Smirs), accompagné de Francis Guinot, maire de Saint-Front-la-Rivière, a procédé à la distribution de bracelets de sécurité jaunes fluorescents aux élèves de l'école de Saint-Pardoux-la-Rivière, en présence de Catherine Larvor, directrice de l'établissement.

122 bracelets, ou brassards, ont ainsi été donnés à 61 enfants, afin d'assurer leur sécurité dans les transports scolaires. Ils ont été fournis à tous les enfants du Smirs de Nontron, qui couvre 22 lignes de bus desservant les lycées et collèges du secteur concerné.

Roger Rosello

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le 11 novembre 2011

LIMERZEL (MORBIHAN)  :

Un car scolaire s'embrase sur la place de la mairie.
 

Du car qui transportait les 27 collégiens de René-Guy-Cadou de Malansac, il ne reste, près de la mairie de Limerzel, qu'une carcasse calcinée. L'arrière du véhicule, où se trouvait le moteur, a particulièrement souffert des flammes. Les quatre élèves qui occupaient les places arrière, les plus exposées au danger, ont d'ailleurs, dans l'émotion, laissé leurs cartables. Ceux-ci ont brûlé sur place. C'est, semble-t-il, le seul préjudice que les élèves ont à déplorer. Hormis le retard d'une petite demi-heure pour arriver au collège.

Le car s'est embrasé

Le feu s'est déclaré dans le compartiment moteur vers 7 h 45. Le chauffeur qui venait prendre des élèves, place de la Mairie, a fait descendre ses passagers par l'avant. Puis il a tenté, avec un extincteur, d'éteindre les flammes. Peine perdue. Le car s'est embrasé. Les pompiers de Rochefort-en-Terre et Molac n'ont pu que noyer la carcasse. Un autre car a pris en charge les collégiens qui ont pu ainsi rejoindre, indemnes, leur établissement à Malansac.

Pas de traumatisme

« Nous avons été prévenus du retard par la société des Transports Maury. Il y a eu une bonne communication, rassure le principal du collège, Yannick Brunel. Les élèves ont été répartis dans les cours. Nous n'avons pas noté de traumatisme particulier chez eux. Ceux qui souhaitaient s'exprimer pouvaient le faire auprès de l'infirmière, de l'équipe de vie scolaire ou des professeurs. Les matériels perdus dans le sinistre par chacun des élèves ont été répertoriés ... »

A 14 h, la carcasse du car a été enlevée et transportée au dépôt des Transports Maury à Nivillac. « L'origine du feu ne peut être qu'électrique, mais nous ferons intervenir un expert », annonce Ronan Pézennec, le directeur, en se félicitant que l'événement n'ait eu que des conséquences matérielles. « Le chauffeur a gardé son sang-froid en mettant les enfants à l'abri avant d'utiliser l'extincteur du car. On va essayer de déterminer d'où est venu le problème. Le car avait passé le contrôle technique, cet été. C'était valable jusqu'en février 2012. »

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le 8 novembre 2011

PERPIGNAN (PYRENEES ORIENTALES)  :

Il utilise du gaz lacrymogène dans le bus scolaire.
 

Depuis des mois, la ligne de bus de transports scolaires reliant Perpignan au lycée Charles-Renouvier à Prades est sujette à des perturbations. En cause, les agissements et incivilités répétées d'un élève, un meneur, parfois rejoint par deux ou trois autres camarades. En effet, régulièrement, des jets de stylos, de gommes ou encore des crachats se produisent dans le véhicule de transport en commun. Une petite lampe laser a même un jour été utilisée pour illuminer le rétroviseur du chauffeur, au risque de l'aveugler. Une première plainte avait alors été déposée à la gendarmerie. Des faits signalés par la direction de l'entreprise Ponsaty qui assure le transport scolaire sur ce trajet pour le compte de l'agglomération Perpignan-Méditerranée.

Panique à bord

Vendredi dernier à 17 h, une nouvelle étape a été franchie. A la sortie de l'établissement, le bus embarque 55 lycéens afin de les ramener à bon port, à Saint-Feliu-d'Avall et Le Soler, avant de laisser les derniers voyageurs à Perpignan. Mais, à nouveau, le trajet ne va pas se dérouler dans le calme. Sans doute pour s'amuser, le jeune perturbateur n'a rien trouvé de mieux que de sortir et d'utiliser une bombe lacrymogène pendant le trajet, incommodant les élèves et le chauffeur. Dans le bus, c'est l'affolement, les yeux piquent, pleurent. Des lycéens réussissent à débloquer la porte arrière du bus en actionnant une vanne. Pour des raisons de sécurité le chauffeur ne peut arrêter l'autocar et décide de poursuivre sa route afin de rejoindre Saint-Feliu et un arrêt sécurisé. Là, les portes grandes ouvertes permettent de renouveler l'air dans le bus. Les élèves descendent s'aérer et se remettent de leurs émotions.
La bande des éléments perturbateurs, avec à sa tête le meneur, ne remonte pas dans le bus. Ni une partie des autres élèves qui préfèrent rentrer chez eux par leurs propres moyens. Le bus reprend alors son trajet jusqu'à Perpignan où les derniers élèves sont déposés.

Un responsable de la CFT (Corporation française de transports) et un contrôleur prennent acte des faits. Puis, dans la foulée, le chauffeur et le chef de l'entreprise Ponsaty déposent plainte à la brigade de gendarmerie de Prades. Hier, le directeur de la CFT, Michel Calvet annonçait que le jeune mis en cause dans cette histoire allait faire l'objet " d'une exclusion totale et définitive parce qu'il était en récidive et avait déjà été exclu de manière temporaire ". Une interdiction de monter dans le bus dont devrait se satisfaire chauffeurs et utilisateurs.

Isabelle Bley

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le 8 novembre 2011

BOULOGNE (PAS DE CALAIS)  :

Deux élèves de maternelle retrouvés à bord d'un bus garé au dépôt !
 


Les enfants ont été oubliés au moment où le bus déposait les élèves de retour de la cantine. PHOTO «LA VOIX»

Moment de panique à l'école maternelle Herriot, à Boulogne-sur-Mer, jeudi, vers 13 h 30. ...

Deux élèves de deux ans et demi manquent à l'appel, au moment du comptage à l'entrée de la classe. Vingt minutes plus tôt, ils étaient encore dans le bus qui les conduisait de la cantine jusqu'à leur établissement. Le personnel multiplie les coups de fil.

Vers 13 h 45, c'est le soulagement : la société Caron voyages, basée à Outreau, indique qu'elle a retrouvé les deux enfants à bord du bus stationné dans son dépôt ! « Ils dormaient encore, il n'y a pas eu de stress », assure Bruno Port, directeur opérationnel de Caron voyages. Les deux passagers clandestins retrouveront leurs camarades peu après.

Des dysfonctionnements

Comment ces élèves ont-ils pu être oubliés à bord ? « C'est un malheureux concours de circonstances », reconnaît Danièle Ferey, chef du pôle enseignement à la mairie. D'abord, l'une des trois employées accompagnant habituellement les enfants à bord était souffrante et n'avait pas été remplacée. Ensuite, un enfant serait tombé en descendant du bus, ce qui aurait perturbé le comptage des élèves. Dans la cohue qui régnait à l'entrée de l'école à cette heure de pointe, le groupe n'a pu être recompté. Enfin, le conducteur ne s'est pas rendu compte que deux enfants étaient endormis à l'arrière. « Les chauffeurs vérifient systématiquement qu'il n'y a plus personne dans le bus, sauf quand des accompagnatrices sont présentes à bord », précise Bruno Port, qui assure que ce type d'incident est « exceptionnel ».

Les parents des deux enfants, eux, estiment que c'est un dysfonctionnement de trop. « S'ils sont restés seuls pendant 40 minutes, c'est énorme pour des enfants de cet âge », lance Kelly Boin, la maman du premier, qui a porté plainte dès vendredi. Hier, les parents du second envisageaient de faire de même.

SYLVAIN DELAGE

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le 2 novembre 2011

BEAUVOISIN (GARD)  :

Un car scolaire se renverse dans le fossé : un adolescent blessé.
 


Une fois sortis, les enfants ont été accueillis à Beauvoisin (en ht à d.) et ont bénéficié d'une prise en charge psychologique. (Photo S. B.)

Cinquante et un enfants ont été extraits du bus par une des trappes du toit et évacués vers la salle polyvalente de la commune.

Une grosse frayeur, 51 gamins coincés dans un car renversé dans un fossé... et un blessé léger. Hier, à la sortie de Beauvoisin, vers 8 heures, un bus scolaire des Transports gardois se dirigeant vers Vauvert a basculé alors qu'il croisait la route d'un autre autocar de la même société arrivant en face et à vide.

Sur cette petite route très étroite, le car transportant les élèves et roulant à très faible allure a mordu sur l'accotement qui s'est dérobé sous ses roues et s'est renversé sur le côté. " J'avais ma ceinture et j'étais au milieu raconte Benjamin, élève en 6e au collègue de Vauvert. Il n'y avait pas de siège à côté de moi. J'ai basculé sur le côté et j'ai eu très peur. "

" On est tombé les uns sur les autres reprennent Sarah, 15 ans, Jordan, son frère, 11 ans et Ingrid, 15 ans. Certains criaient. " " D'autres pleuraient. Comme moi " témoigne le petit Benjamin encore sous le choc.

Un élève souffre d'un léger traumatisme crânien

Les gamins coincés dans le bus et le conducteur ont dû patienter dans le bus, le temps que les pompiers stabilisent le véhicule avec des vérins. Les élèves ont quitté ensuite, un à un, le car en passant par l'une des trappes du toit du véhicule. Ils ont été ensuite transportés vers la salle polyvalente de Beauvoisin où ils ont été tous examinés par des médecins. Un élève âgé de 13 ans souffrant d'un léger traumatisme crânien a été transporté par les secours au centre hospitalier Carémeau de Nîmes. Enfin plusieurs spécialistes de la cellule urgence médico psychologique ont été dépéchés sur place.

Une cinquantaine de pompiers mobilisés

Cet accident spectaculaire mettant en cause un car scolaire a mobilisé une quinzaine de gendarmes de la compagnie de Vauvert placés sous le commandement du capitaine Bruno, une cinquantaine de pompiers et médecins du Samu. Le colonel Pierre Poty, patron des gendarmes du Gard, le directeur de cabinet à la préfecture ; Thierry Laurent et Jean Denat, vice président du conseil général en charge notamment des transports étaient sur les lieux.

" Je suis enseignant et j'étais au collège en train de faire l'appel dans une classe lorsque j'ai appris la nouvelle " déclare Jean Denat, vice président du conseil général. Heureusement, tous nos cars sont équipés de ceinture de sécurité. " " Et depuis la rentrée, par trois fois, nous sommes venus à Beauvoisin pour vérifier si les collégiens bouclaient bien leur ceinture de sécurité " reprend Guillaume Aribaud, l'un des responsables du réseau Edgard qui a salué " la qualité de la prise en charge des pompiers et gendarmes ."

Hier dès 10 h 30, les parents ont pu récupérer leurs enfants à la salle polyvalente de Beauvoisin. Selon Thierry Laurent, directeur de cabinet à la préfecture, les dépistages alcoolémie concernant les conducteurs des deux cars en cause étaient négatifs. L'enquête a été confiée aux gendarmes de la brigade de Vauvert.

Cathy Rocher

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le 2 novembre 2011

BEAUVOISIN (GARD)  :

Un car scolaire dans le fossé, un enfant légèrement blessé.
 


Selon les premiers témoignages recueillis, ce bus de la société des Transports gardois venait tout juste de quitter la commune de Beauvoisin lorsqu'il a croisé sur une route très étroite un autre car de la même société circulant à vide. (D.R)

A Beauvoisin (Gard) , un car scolaire transportant 51 enfants s'est renversé ce matin vers 8 heures dans le fossé. Un garçon âgé de 13 ans souffrant d'un léger traumatisme crânien a été transporté par les pompiers au centre hospitalier Carémeau de Nîmes.

Selon le conseil général, les enfants avaient - heureusement - leur ceinture de sécurité. Arrivés sur place, les pompiers ont stabilisé le car avec des vérins. Les enfants ont dû patienter puis ont été évacués par l'une des trappes du toit du bus et transportés dans une salle de Beauvoisin. Ils ont été tous examinés par un médecin urgentiste puis sont repartis avec leurs parents venus les chercher vers 10 h 30.

Selon les premiers témoignages recueillis, ce bus de la société des Transports gardois venait tout juste de quitter la commune de Beauvoisin lorsqu'il a croisé sur une route très étroite un autre car de la même société circulant à vide. Le conducteur du bus transportant les enfants a serré la route à droite. L'accôtement fragilisé par les dernières pluies a cédé et le car a basculé dans le fossé.

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le 28 octobre 2011

CÔTE D'OR  :

La Côte d'Or propose une clé USB comme support de titre de transport.
 

Transco, le réseau de transport scolaire et interrégional de la Côte-d'Or, confié à Keolis, a lancé pour la rentrée scolaire trois nouveaux supports billettiques : un billet sans contact, vendu 30 centimes d'euro, anonyme, rechargeable et pouvant héberger plusieurs voyages .


© Gillet Philipe

Transco, le réseau de transport scolaire et interrégional de la Côte-d'Or, confié à Keolis, a lancé pour la rentrée scolaire trois nouveaux supports billettiques : un billet sans contact, vendu 30 centimes d'euro, anonyme, rechargeable et pouvant héberger plusieurs voyages ; la carte à puce, vendue 5 euros, anonyme ou nominative, adaptée aux grands voyageurs avec abonnement ; et une clé USB, comme l'avait proposé en 2009 la RATP pour le pass Navigo, puis la SNCF en février 2010.

Nominative ou anonyme, cette clé USB est rechargeable de façon illimitée, avec une durée de vie estimée à 5 ans. Un emplacement permet d'y ajouter une carte micro SD pour le transport des données personnelles de l'usager. Vendue 15 euros, elle est toutefois offerte, jusqu'au 31 décembre 2011, lors d'un achat d'un titre mensuel, ou remise aux collégiens qui bénéficient des transports scolaires gratuits (5 500 clés distribuées). Dès 2012, l'usager pourra charger sa clé avec les titres du réseau urbain de Dijon Divia. Transco a investi 2 millions d'euros, dont 600 000 euros d'aides européennes, dans la nouvelle billettique, qui comprend aussi la carte sans contact. L'entreprise a notamment dû équiper 110 cars de valideurs sans contact.    

Y. G.

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le 20 octobre 2011

CUISERY (SAONE ET LOIRE)  :

Des contrôles au collège.
 

La gendarmerie a mené une opération de contrôle des bus et de leurs conducteurs lors du retour des collégiens à leur domicile.


Alcoolémie, papiers, éléments de sécurité, tout a été passé en revue dans les huit bus de ramassage scolaire. Photo R. M.

Avant-hier, en fin de journée scolaire, le collège de Cuisery était investi par les gendarmes locaux, ainsi que par la brigade motorisée de Louhans.

À l'initiative de Grégory Vuillaume, chef de la communauté de brigades, les hommes se sont livrés à divers contrôles sur les bus de ramassage scolaire, et leurs conducteurs.

« Ça se passe en deux temps, a expliqué Frédéric Devaux, qui dirige les gendarmes bressans. À l'arrivée des bus, un dépistage d'alcoolémie est effectué. Le taux légal autorisé est de 0,1 g. Nous vérifions ensuite les papiers du véhicule et les aspects techniques. Dans un deuxième temps, nous sensibilisons les élèves sur la ceinture de sécurité. On leur explique aussi qu'il faut éviter de chahuter pour ne pas distraire le conducteur. »

Prévue avant l'accident, l'opération d'hier faisait tout de même écho à l'accident survenu la semaine dernière à Simandre. « Le conducteur et le bus étaient en règle, précise le capitaine Devaux, c'était juste un problème de priorité. »

Dans les bus, l'exposé aux enfants sur la ceinture de sécurité s'est voulu sévère, avec des exemples d'accidents à l'appui. Histoire de marquer les esprits et de prévenir tout risque.

Romain Martin

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le 18 octobre 2011

VARADES (CHARENTES MARITIMES)  :

Accident entre un fourgon et un bus scolaire à Varades.
 

Six enfants étaient à bord du bus impliqué dans l'accident, hier matin, à Varades, en plein brouillard. Un seul d'entre eux a été légèrement atteint. Le conducteur de la camionnette, lui, est gravement touché.


La collision, violente, entre le fourgon (à droite) et le bus scolaire s'est produite alors que le brouillard était dense, hier.

Le brouillard était intense, hier matin, sur la route départementale 723, à la sortie de Varades (Loire-Atlantique), en direction d'Angers. C'est là, au lieu-dit la Haute-Billière, qu'un bus scolaire Lila, qui sortait d'une voie communale, est entré en collision avec un fourgon, à 8 h 40. D'après les premiers éléments de l'enquête, la conductrice du bus n'aurait pas vu arriver le second véhicule.

Le choc, violent, a grièvement blessé l'homme à bord de la camionnette, un habitant de Saffré âgé de 28 ans. Il a fallu deux heures et l'intervention d'une trentaine de pompiers, venus de six centres de secours, pour le désincarcérer. La victime a été conduite au CHU d'Angers, de même que la conductrice du bus, choquée.

Dans le car, six enfants s'apprêtaient à rejoindre les écoles primaires René-Guy-Cadou et Sainte-Famille de Varades. L'un d'eux, légèrement touché à la main, a été conduit au centre hospitalier d'Ancenis pour examen. Les autres sont montés dans un second bus affrété par le conseil général et ont été pris en charge en mairie.

« Nous leur avons servi des croissants et des jus d'orange en attendant l'arrivée de leurs parents, raconte l'adjoint au maire en charge de la communication, Frédéric Gross. Une infirmière et un pompier du service départemental d'incendie et de secours étaient présents. Les enfants parlaient de l'accident, impressionnés par le nombre de gendarmes et de pompiers. » En fin de matinée, tous les cinq avaient rejoint leur famille.

L'enquête a été confiée à la compagnie de gendarmerie d'Ancenis. D'ores et déjà, le maire de Varades, Dominique Tremblay, va demander l'examen de cette zone par la commission départementale de sécurité routière. « C'est indispensable après un accident de ce type, surtout lorsqu'il s'agit de transport scolaire. »

À noter que la RD 723 qui relie Nantes et Angers est restée fermée jusqu'à 11 h 45 pour permettre l'intervention des secours.

Claire DUBOIS

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le 7 octobre 2011

TONNAY BOUTONNE (CHARENTES MARITIMES)  :

Le transport en question.
 

Lors de l'assemblée générale de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) - lire notre édition de mercredi - le sujet des transports a été largement abordé.


Les trois responsables des transports à l'écoute des parents. De gauche à droite : MM. Cullemann, Gongora et Jacquemin.
PHOTO B.B.

Le débat a commencé avec l'intervention de MM. Cullmann (coordonnateur pôle technique et responsable production chez Kéolis 17), Gongora (responsable de secteur) et Jacquemin (responsable de centre Aunis-Saintonge). Ils ont donné quelques chiffres et rappelé que tout élève doit être accompagné et « réceptionné » par un adulte à l'arrêt, que l'enfant non pris en charge sera ramené à l'accueil périscolaire, à la mairie de la commune, à la gendarmerie ou au lieu de l'entreprise.

Sébastien Ringeonneau, parent d'élève, a posé la question « responsabilité » pendant le temps de trajet, une fois l'enfant sorti de l'école ou ayant quitté l'adulte qui le met dans le car, mettant l'assemblée devant un vide juridique. Se pose alors la question de l'encadrement des enfants durant ce temps de transports, surtout pour ceux en bas âge. Le souci de longueur sur le circuit de Nachamps a été avancé. Ne pourrait-on pas inverser les circuits matin et soir et éviter ainsi que les très jeunes passent une heure et demie par jour dans le bus ?

LES TRANSPORTS EN CHIFFRES

Le transport scolaire en chiffres, c'est : 20 000 scolaires dans le département, 18 500 demandes faites à ce jour, 300 conducteurs, 284 véhicules et une nouveauté, la mise en place du titre post-paiement lors d'oubli de carte ou d'abonnement non établi ; l'enfant est autorisé à prendre le bus mais un titre post-paiement d'une valeur de 15 euros est envoyé aux familles. Jusqu'à la Toussaint : billet provisoire sur huit jours ; après la Toussaint : titre post-paiement.

Pour Tonnay-Boutonne, ce sont six véhicules par jour en semaine, cinq le mercredi à 17 h 15 ; deux véhicules (maternelle et élémentaire) à 16 h 15.

La différence d'âge des enfants (de 2 ans à 15-16 ans) pose également problème. Les tout-petits sont témoins visuels ou auditifs de ce qu'ils ne devraient pas voir ou entendre. Les conducteurs sont recrutés sur casier judiciaire à l'embauche, un contrôle régulier est suggéré par un parent, l'employeur n'étant pas forcément informé de faits postérieurs à l'embauche.

M. Jacquemin a présenté le guide « Sécurité du transport scolaire ». Il est vérifié qu'il faut un adulte responsable à la montée et à la descente du bus jusqu'au niveau CM2, mais cette présence est un problème récurrent depuis de nombreuses années. Bernard Rochet dit qu'une possibilité pourrait s'ouvrir sur le trajet de 16 h 15. Mais des restrictions budgétaires sont à nouveau attendues (les dotations de l'État aux Régions n'augmentent que de 0,1 à 0,2 %). Il faudrait six personnes le matin, engendrant le problème du retour de ces accompagnateurs à la fin du circuit. M. Cullmann affirme que les chauffeurs sont au service de la clientèle et que les responsables des transports sont à l'écoute de toute possible amélioration du système.

« L'incidence du transport sur la réussite scolaire devrait être réfléchie », conclut l'un des parents.

Bibiane Bouillon

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le 5 octobre 2011

CASSEL (NORD)  :

Une collégienne percutée par un bus scolaire hier après-midi à Cassel.
 

Une collégienne de 12 ans a été heurtée par un bus scolaire hier après-midi ... alors qu'elle traversait la route de Watten à Cassel. Victime d'un traumatisme crânien, son pronostic vital n'était pas engagé hier soir.


L'accident s'est produit au pied de Cassel, sur la route qui mène à Wemaers-Cappel.

L'accident s'est produit à 17 h 10, peu après l'intersection avec la D 52 en direction de Zermezeele, à l'arrêt de bus « Route de Watten ». À cet endroit, la route de Watten, connue pour ses lacets, est rectiligne.

Deux cars scolaires sont impliqués. La victime est descendue de son bus puis a traversé la chaussée devant celui-ci, qui avait marqué l'arrêt. Mais à ce moment-là, un second autocar transportant quarante enfants - des collèges Robert-le-Frison et Sainte-Marie de Cassel -, a doublé le bus en stationnement.

« J'ai entendu un gros boum », a témoigné une riveraine venue immédiatement porter secours à la victime. La collégienne, âgée de 12 ans, a été heurtée à la tête (au niveau du poste de conducteur du véhicule accidenté) etprojetée au sol dans un chemin de terre. Elle a été secourue par les sapeurs-pompiers de Cassel, d'Hazebrouck et une équipe du SMUR de Dunkerque. La jeune fille souffrait d'un traumatisme crânien et les secours soupçonnaient d'autres blessures majeures. Elle a été transportée dans un état stationnaire à l'hôpital d'Armentières une heure après l'accident.

Les gendarmes de la communauté de brigades de Steenvoorde ont ouvert une enquête. Ils devront notamment faire la lumière sur une zone d'ombre majeure : le conducteur du bus qui a déposé la victime n'est pas resté sur les lieux de l'accident et a préféré continuer sa route. Délit de fuite ou volonté, plus probable, de libérer l'accès aux secours pour porter assistance à la victime ? L'enquête le déterminera.

D. L.

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le 30 septembre 2011

MENDIVE (PYRENEES ATLANTIQUE)  :

La peur de leur vie en montant au col d'Iraty.
 

Aucun blessé, mais une journée dont ils se souviendront. Ce bus transportant 62 personnes âgées des Landes a basculé jeudi dans le fossé en montant au col d'Iraty. 

« On a senti le choc, mais tout le monde était attaché », assure l'organisatrice de l'excursion. PH. E. F.
Accident de bus dans le Col d'Iraty (64) (Photo SO)

Florentin Goni observe la scène quelques mètres en amont. De mémoire de maire de Mendive, on avait jamais vu cela. Un bus de 13 mètres entièrement basculé dans le fossé. Des accidents, il y en a rarement, assure l'édile. Mais le bus de tourisme qui montait au col d'Iraty s'est trouvé dans une épingle à cheveux au moment où une voiture descendait à contresens.

L'accident s'est produit vers 10 heures, hier matin. « J'ai rencontré la voiture en plein virage. J'ai serré à droite et l'arrière du véhicule est passé dans le fossé », témoigne le chauffeur, assis sur un talus, visiblement un peu vexé de cet accident après 20 années de bons et loyaux services pour la société de transports Sarro à Orthevielle (Landes). Le conducteur est également choqué. « Mon crâne a frappé contre le pare-brise, et je suis resté inconscient quelques instants »

Suspendus dans le vide

Fort heureusement, l'impact visible sur la vitre-avant de l'autocar n'est pas celui du choc avec le crâne du chauffeur. L'accident s'est produit quasiment au ralenti. « J'étais presque à l'arrêt », mentionne le conducteur. Aussi, aucune des 62 personnes âgées transportées n'a été blessée. Toutes portaient la ceinture de sécurité. En revanche, elles se sont retrouvées, telles des spationautes, la tête en bas les pieds en l'air. « Les personnes étaient suspendues dans le vide, c'était surprenant », raconte Karine Welsch responsable de Loisirs et solidarité de la commune d'Oeyreluy, près de Dax, qui avait organisé cette excursion d'une journée en Pays basque. « Des personnes de 60 ans à 85 ans, voire 87 ans. Vous imaginez, si nous étions tous disparus, cela faisait un village décimé. »

Après le choc, les passagers n'ont pas paniqué aux dires des secours, pompiers et gendarmes (dont PSIG) de Saint-Jean-Pied-de-Port. Ils ont utilisé les marteaux mis à disposition dans le véhicule pour briser la vitre arrière et s'extraire, dans le calme. « Un cycliste qui descendait s'est arrêté, et il a appelé les secours. Des gens en voiture ont fait une halte pour nous aider », témoigne l'organisatrice du voyage. En revanche, la voiture impliquée dans l'accident a continué sa route. « Pourtant, le conducteur a dû entendre le bruit de l'accident », assure le chauffeur de l'autobus.

Briser la vitre arrière

Les excursionnistes sont choqués, certains contusionnés, mais aucun blessé n'est à déplorer. Le groupe a été rapidement pris en charge par un autre car de tourisme, et transporté au restaurant du col de Gamia à Bussunarits, où une étape était prévue. Après le croustillant de canard, les voyageurs étaient quelque peu ragaillardis. Mais la voix de l'organisatrice était encore teintée d'émotion, la peur.

« Ils m'ont pris la tension. J'avais 17 ! » Et aussi la reconnaissance pour les secours, gendarmerie et pompiers. « Je vais envoyer une petite lettre à tout le monde », assure t-elle. Josette Welsch prévoit aussi une petite excursion à Lourdes, et un cierge.

Emmanuelle FÈRE
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le 24 septembre 2011

PORNIC (LOIRE ATLANTIQUE)  :

" Pas d'élève debout " dans les cars scolaires.
 

Le Département autorise, temporairement, le transport d'élèves debout. Le conseiller général d'opposition Patrick Girard monte au créneau.

C'est un courrier daté du 9 septembre qui a déclenché le courroux de Patrick Girard, conseiller général du canton de Pornic (dans l'opposition). Signé par Yves Daniel, vice-président du conseil général en charge des mobilités, il s'adresse au président des Transports scolaires Sud Loire Océan (1) . Et il autorise « exceptionnellement » le transport d'élèves debout en zone rurale.

Le vice-président se base sur des recommandations du Comité national des transports. « Les véhicules affectés à des transports scolaires peuvent, exceptionnellement, transporter des élèves debout. Cette possibilité ne vaut que pour des situations ponctuelles à caractère temporaire pour faire face à des situations non prévisibles (ajustement des services en début d'année, remplacement de véhicules en panne ... ). » Yves Daniel indique : « C'est dans cet esprit qu'il me paraît souhaitable de gérer le début d'année, afin que les charges de véhicules puissent être examinées et équilibrées lors des premières semaines de cours, quand nous serons en possession des effectifs réels à transporter. »

« Pas tolérable »

Il reconnaît que « Dans un contexte budgétaire très contraint, et face à une augmentation forte des effectifs, des efforts de rationalisation des dessertes de transports scolaires ont été menés depuis plusieurs années. Ces efforts aboutissent à une charge de véhicules souvent en limite de capacité ».

Patrick Girard a réagi, hier, dans un communiqué : « La sécurité pendant le transport repose sur le respect de deux règles essentielles : les enfants doivent être transportés assis et être attachés par une ceinture de sécurité. » Il admet : « La collectivité organisatrice peut déterminer les situations exceptionnelles, tolérées pour assurer un minimum de souplesse en début ou fin de lignes, afin de permettre aux enfants de disposer d'une place dans le véhicule pour une distance très limitée. Or, M. Daniel ne fait aucune allusion à cette notion de début ou fin de lignes. Dans le Pays de Retz, des élèves pourraient être transportés debout pendant la durée totale de leur voyage. Ceci n'est pas tolérable »

Il relève également la contradiction : « Distribuer gratuitement des gilets jaunes pour augmenter la sécurité, lancer une campagne départementale de communication et assurer l'application du port de la ceinture obligatoire, tout en recommandant vivement de transporter des élèves debout dans les cars départementaux. » Et de s'interroger : « Si un accident devait avoir lieu, qui sera légalement responsable ? »

(1) Ce syndicat intercommunal gère le transport scolaire de 5 500 élèves du Pays de Retz, de la maternelle à bac + 2.

Nadine BOURSIER.  
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le 20 septembre 2011

RIVESALTES (PYRÉNÉES ORIENTALES)  :

Notre fille a été oubliée 3 heures dans un bus.
 


Sujet d'étude, la tarification des transports pour l'heure gratuits si le collège est à plus de 3km du domicile. PH. ARCHIVES C. LEFEBVRE

Imaginez, si cela s'était passé un vendredi et que le chauffeur n'ait pas eu à travailler en fin de journée ? Imaginez qu'elle se soit réveillée, seule, en criant ? " Rétrospectivement, Abderhamane envisage le pire. Mais par chance sa fille, qui aura 3 ans en novembre prochain, ne s'est aperçue de rien. " Ce week-end, elle m'a dit qu'elle avait eu chaud, dans le bus. Et qu'elle était toute seule. Mais elle ne garde pas d'autre traumatisme. Heureusement ! "

Delphine, la maman de la fillette, ne décolère pas. " J'ai l'impression de vivre un mauvais film ", confiait-elle hier, peu avant de se rendre à la mairie de Rivesaltes où le maire avait convoqué une réunion d'urgence. Une réunion qui devait tenter d'éclairer les circonstances dans lesquelles la petite fille a été tout bonnement 'oubliée' jeudi dans le bus qui la ramenait avec ses petits camarades de la cantine scolaire…

" L'école ne nous a pas prévenus "

Les enfants de l'école maternelle sont accompagnés jusqu'à la cantine en bus. Et jeudi à 13 h 30, en ramenant les enfants à l'école, ils ont laissé ma fille dans le bus. Le chauffeur a conduit le bus jusqu'à son domicile, où il est allé manger, en laissant le bus devant chez lui, donc en plein soleil. Ce n'est qu'à 16 heures, alors qu'il reprenant son bus pour faire le ramassage au collège, qu'il a trouvé ma fille endormie… Il a appelé sa femme, qui a pris ma fille et l'a raccompagnée à l'école ".

Si cet oubli, impardonnable, a bouleversé la maman et le papa de la petite fille, qui vivent séparément, c'est la suite de l'histoire qui a suscité leur colère. " A l'école, ma fille avait tout simplement été marquée 'absente', cela ne les a pas inquiétés, s'étonne Delphine. Pas plus que de voir une inconnue la raccompagner, à 16 heures. Ce qui avait pu se passer pendant plus de 3 heures ne les a pas perturbés, ils ne se sont pas posés de questions, ils se sont contentés de lui donner à boire. Et surtout, ils ne m'ont pas contactée ! C'est une amie qui m'a prévenue, et je ne suis arrivée à l'école qu'à 18 heures… "

C'est cette impression que les responsables avaient voulu minimiser la mésaventure qui a poussé les parents à signaler les faits auprès de la gendarmerie. " Parce que c'est inadmissible. On leur confie nos enfants en bas âge, une première rentrée est déjà un crève-coeur, alors je ne comprends pas ce manque de sérieux. Ce que l'on veut, c'est que cela ne se reproduise plus jamais ! "

En attendant de connaître les éventuelles sanctions administratives qui pourraient être prises, la fillette est retournée à l'école. " Parce que je travaille, et que je n'ai pas le choix, explique sa maman. Et aussi parce qu'elle nous a dit qu'elle s'y plaisait. En revanche, c'est la nounou qui vient la chercher tous les midis pour la faire manger. Au moins dans un premier temps ".

Barbara Gorrand
 

Deux ATSEM suspendues.

André Bascou, le maire de Rivesaltes, avait réuni hier à 18 h toutes les personnes concernées par l'affaire. "Il s'est montré très correct et a présenté ses excuses», racontaient hier soir à l'issue de l'entretien les parents de la fillette."Il nous a signifié que les deux ATSEM (agents spécialisés des écoles maternelles) qui étaient responsables des enfants dans le bus ont été suspendues. Mais il reste encore beaucoup de choses inexpliquées et pour nous il fallait sanctionner plus haut".

La maman de la fillette espère que l'enquête permettra de comprendre comment sa fille a ainsi pu être tout simplement oubliée.
 

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le 20 septembre 2011

NORD :

Semaine de la mobilité : le conseil général du Nord lance deux études sur la question des transports.
 


Sujet d'étude, la tarification des transports pour l'heure gratuits si le collège est à plus de 3km du domicile. PH. ARCHIVES C. LEFEBVRE

Penser les transports de façon globale. C'est en substance le message de Rémi Pauvros, hier. Le vice-président du conseil général du Nord a profité, hier, de la Semaine européenne de la mobilité, pour annoncer le lancement de deux études concernant les transports. Des études d'ampleur puisque le coût de chacune d'entre elles s'élève à 200 000 E. ...

La première concerne les besoins des usagers. « On veut décloisonner le transport, avoir une vision plus large », énonce l'élu maubeugeois. Voiture, train, bus, tramway... L'objectif est d'améliorer les liaisons entre ces différents modes de transport en concertation avec les autres collectivités. « Le tram par exemple est opérationnel et efficace, mais encore faut-il qu'il y ait une bonne connexion avec le réseau de bus », argumente Rémi Pauvros.

Les modes de transport doux sont évoqués sans pour autant oublier la bonne vieille voiture. « Le véhicule individuel reste une attente forte de nos concitoyens. » Pas question donc de délaisser les 5 300 kilomètres de voirie départementale. « On n'est pas dans l'idée : "On va fermer les routes et il n'y aura plus de voitures", analyse l'élu en charge des transports et des infrastructures. Mais on veut que les routes soient le moins impactantes possible avec un engagement total sur la "route durable". » Matériaux recyclés pour la chaussée, buttes de protection phonique, fossés d'infiltration... Les chantiers de la RD 952 à Emmerin (près de Lille) et le contournement de Cantin (Douaisis) sont les premières réalisations « vertes » du Département.

Autre gros dossier pour le conseil général : celui de l'accessibilité des transports aux personnes à mobilité réduite. « On a déjà 70 cars à plancher bas. Mais notre problème, c'est le rehaussement des quais. On en a plus de 230 à modifier pour qu'en 2015 on soit en accord avec la loi. »

Règle des « 3 km »

L'autre étude lancée par le Département concerne la tarification des transports. Parmi les sujets à débat, la question des « trois kilomètres » refait surface. À l'heure actuelle, les collégiens habitant à plus de 3 km de leur « bahut » bénéficient de la gratuité du transport. Les autres non. C'est « l'inégalité de cette règle que l'on va étudier », précise Rémi Pauvros.

La suppression de la gratuité pour les lycéens avait fait couler beaucoup d'encre. Là, l'élu l'assure : « Nous réaffirmons notre attachement à la gratuité de transport des collégiens. » Le ramassage scolaire sera donc gratuit pour tous ? Pas forcément puisque l'enveloppe de 60 millions d'euros ne devrait pas bouger. Un mode de calcul au cas par cas ? « L'objet de l'étude, c'est de poser la question, de tout mettre sur la table. Ce sera un beau débat, à suivre toute l'année. » À suivre donc. •

JÉRÉMY LEMAIRE

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le 18 septembre 2011

TOULOUSE (HAUTE GARONNE)  :

Ballade rétro à bord du bus n° 16.
 


Balade rétro à bord du bus n° 16

Nostalgie au rendez-vous pour certains, curiosité pour d'autres…

Dans le cadre des Journées du Patrimoine, le bus 16 version rétro reprend du service. Durant ce week-end, le public peut monter à bord de ce véhicule du passé et (re) découvrir ses banquettes en coton beige à carreaux et sa passerelle arrière « où il fait bon de prendre le frais ». Un bus pur jus dont seul le valideur de ticket a été ajouté.

Une initiative rendue possible grâce à l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine des Transports Urbains et Interurbains Toulousains, (ASPTUT). « Ce bus a circulé de 1979 à 1992, explique Jérôme Bonato, trésorier de l'association. Il faisait la ligne 1. Il a ensuite été réformé puis racheté par la ville d'Orléans ». Il poursuit : « Il fut ensuite restauré pour reprendre du service en 2003. Mais uniquement pour les grandes occasions ».

Cette balade a ravi les passagers venus nombreux. Si certains apprécient « le grand nombre de places assises », d'autres regardent ce bus comme une page d'Histoire de Toulouse, « délicieusement kitsch. C'est ce que j'aime ».

Sylvana Grasso

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le 16 septembre 2011

LE LOROUX BOTTEREAU (LOIRE ATLANTIQUE) :

Double ramassage scolaire dans les deux collèges.
 

« Plus de dix heures de présence non-stop dans chacun de nos établissements, pour les enfants de 6e et 5e , cela devait cesser. Beaucoup d'adultes ne passent pas autant de temps sur leur lieu de travail » , expliquent Maryse Nicolle, principale au collège Auguste Mailloux et son collègue Jean-Luc Bescond, chef d'établissement au collège privé Notre-Dame.

À l'initiative de la mise en place du double ramassage scolaire le soir sur les routes de Loire-Divatte, les deux responsables semblent satisfaits du nouveau fonctionnement. « Il est encore trop tôt pour tirer toutes les conséquences de notre nouvelle organisation, mais déjà nous voyons moins de fatigue et de tension chez les plus jeunes de nos collégiens », assure Maryse Nicolle, qui ne voit dans le nouveau rythme que des conséquences positives. « L'allégement des effectifs, sur les créneaux horaires de fin de journée, facilite aussi la vie dans nos deux collèges » , complète Jean-Luc Bescond. Sollicités depuis de nombreux mois pour assurer l'organisation et le financement spécifique de l'opération, le conseil général et la communauté de communes de Loire-Divatte, ont chacun de leur coté mit la main à la poche. « C'est pour nous onze cars supplémentaires qui sont mis en place trois jours par semaine, les lundi, mardi et jeudi » , souligne Brigitte Herbreteau, attaché au service transports scolaires de Loire-Divatte.

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le 11 septembre 2011

MERSUAY (HAUTE SAÔNE) :

Un enfant de 3 ans oublié dans le car scolaire en Haute-Saône.
 


Un enfant oublié dans le car scolaire en Haute-Saône

Le troisième jour d'école de Kenji, trois ans et demi, a été un calvaire. Il a été oublié toute la matinée dans le car de ramassage à Mersuay (70).

Une surveillante de l'école maternelle de Breurey-lès-Faverney est venue hier midi au domicile de Kenji Hunion. Voir le petit garçon qui n'avait pas dormi de la nuit. « Elle avait les larmes aux yeux », explique le papa du bambin plutôt gagné par la colère.

Jeudi matin à 7 h 50, c'est lui qui a amené son fils au ramassage scolaire de Faverney. Et l'a remis aux soins de l'accompagnateur qui veille notamment à ce que les enfants s'attachent dans le car. Le circuit se boucle mais personne ne fait descendre le gamin à l'école de Breurey, distante de 4 km.

Après avoir gagné la commune de Mersuay, chauffeur et accompagnateur sortent du car jusqu'au service de midi, laissant Kenji au milieu du véhicule, seul.

« C'était son troisième jour d'école. Il aimait vraiment prendre le bus », redit son père qui prenait le temps de l'emmener à Vesoul par ce mode de transport. Mais jeudi midi, sans explication, Kenji a descendu les marches du car et a annoncé sur le trajet de la maison : « Le monsieur a oublié de me descendre. Il m'a laissé tout seul dans le bus ».

Suivi psychologique

Incrédule, Thierry Hunion vérifie ce que lui avance son fils terrorisé. « J'ai appelé l'école qui m'a dit que Kenji avait été annoncé absent toute la matinée ». Preuve que le gamin n'a jamais trouvé le chemin de la cour de récréation.

« Il m'a dit qu'il a passé son temps à pleurer dans le bus, qu'il appelait papa et maman ». Et personne pour entendre la détresse du gamin. « Il a bien essayé de sortir mais ne pouvait pas ». Bloqué qu'il était devant la porte du car verrouillée.

Jeudi soir, la nuit a été terrible. « Il s'est réveillé quatre fois en pleurs, nous appelle sans cesse dès que l'on s'éloigne ». Et récupère de ses nuits blotti contre son père.

Évidemment, il ne veut plus prendre le bus, ses parents ne l'y forcent pas d'ailleurs. « On a imposé qu'il soit accueilli en moyenne section à Faverney », dans l'attente que le suivi mis en place par la psychologue du Rased (réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) parvienne à lever les craintes du bambin.

Dans cette attente, Thierry et Isabelle Hunion se disent prêts à recevoir les excuses du chauffeur tant que de l'accompagnateur scolaire.

Walérian KOSCINSKI avec notre correspondante locale Renée ISABEY

 

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le 10 septembre 2011

SOUILLAC (LOT) :

Lycées : Couac dans les transports scolaires.
 


Des élèves déposés à 1,5 km de leur lycée… / Photo DDM JCC

En parallèle de la rentrée des classes, un représentant des parents du secteur de Martel pointait du doigt un problème de transport vers les lycées souillagais, pour les demi-pensionnaires. Lors de leur inscription, avant les grandes vacances, ils avaient déjà alerté les divers organismes concernés (lycée, SNCF, transporteur, conseil général) mais aucune mesure n'a été prise à ce jour. De ce fait, certains parents ont même renoncé à inscrire leurs enfants à Souillac, et se sont tournés vers les établissements de Brive ou de Saint-Céré.

Il faut savoir que la ligne SNCF part de Martel à 7 h 15 et permet d'arriver à 7 h 45 à Souillac, ce qui parait à première vue très bien. Cependant, il faut savoir que les élèves, mineurs pour la plupart, sont laissés à 1,5 km du lycée et qu'ils doivent être dans leur établissement pour 8 heures… Est-ce bien raisonnable surtout lorsque l'hiver sera là avec la pluie et le froid ?

Deuxième inconvénient : il n'y a qu'un retour à 18 h 45 avec une arrivée à Martel à 19 h 15. Que font les élèves durant ce temps ? Quant à la ligne scolaire, elle est adaptée aux collégiens de Souillac et ne convient pas du tout pour Martel. Le lycée Vicat de Souillac étant devenu lycée de secteur il serait donc souhaitable de créer une ligne secondaire pour le canton de Martel, (Baladou, Cuzance, Cressensac, Floirac, Creysse…), très mal desservi, avec dans un 1er temps, un arrêt aux lycées le matin et un aménagement de l'horaire du soir pour le bus SNCF.

Une situation illogique et peu confortable sur laquelle le nouveau proviseur du lycée Vicat Didier Durieux a bien voulu nous donner son sentiment. « Le lycée Vicat étant devenu lycée de secteur de l'ensemble des collèges du bassin, il faudrait que chaque élève puisse rejoindre son établissement par des liaisons pratiques et sécurisées, entre leur domicile et le lycée, conformément aux horaires de fonctionnement 8heures-18heures », reconnaît-il. Les acteurs de ce délicat dossier devraient peut-être se réunir autour d'une table, afin d'étudier les problématiques des uns et des autres, sachant que le problème est urgent…

J-C.C.

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le 10 septembre 2011

CORDES SUR CIEL (TARN) :

Contrôle sécurité des bus scolaires.
 


Quand on est en règle tout se passe très bien .

Vendredi matin, les gendarmes de la brigade de Cordes étaient devant le collège Val Cérou pour vérifier les systèmes de sécurité et le respect du port de la ceinture dans les bus de transport scolaire par les jeunes passagers. Il appartient au chauffeur de bus d'exiger que chaque enfant soit attaché avec la ceinture de sécurité.

Rappel : Il est nécessaire de s'habituer à boucler la ceinture de sécurité avant même de mettre le contact de la voiture et inciter vos passagers éventuels de s'attacher.

Les adultes qui transportent des passagers mineurs sont responsables et passibles d'une amende de 135 € pour chaque passager de moins de 18 ans non attaché.

Note de l'ADATEEP :
La responsabilité du conducteur pour les mineurs transportés qui n'auraient pas bouclé leur ceinture n'est vraie que pour les véhicules particuliers.
Dans les transports en commun, chaque personne est responsable de sa ceinture ; le conducteur doit néanmoins préciser qu'il est obligatoire de la boucler.

 

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le 7 septembre 2011

TOULOUSE (HAUTE GARONNE)  :

Quand l'autocar veut concurrencer le rail.
 


Avec des tarifs deux fois moins chers que le train, Eurolines espère attirer une clientèle peu habituée au transport par autocar./ Photo PQR, LP

La société de transports par autocar Eurolines se voit autoriser l'ouverture de lignes interrégionales. Une concurrence directe pour la SNCF avec, pour l'usager, une offre tarifaire digne d'un low cost.

Les principales gares routières régionales, dont celle de Toulouse-Matabiau, pourraient bien enregistrer un surcroît d'activité ces prochaines semaines grâce à la libéralisation européenne du marché des transports. Eurolines, le spécialiste européen du voyage en autocar, vient de se voir autoriser par le ministère des Transports l'exploitation de 230 trajets interrégionaux, créneau qui lui était fermé jusqu'alors pour protéger le monopole de la SNCF sur les liaisons terrestres régulières de grandes lignes. Avec la nouvelle loi sur le cabotage, Eurolines pourra programmer des montées et des descentes de bus dans plusieurs villes françaises situées sur le parcours de ses liaisons internationales.

Le low cost du transport par autoroute est aujourd'hui capable de proposer des tarifs inégalés par rapport au rail. Eurolines avait demandé l'ouverture de 500 lignes. Il pourrait bien en obtenir 129 de plus ces prochaines heures. L'autocariste, qui est une filiale de Veolia Transdev, espère tirer argument du prix élevé du TGV et du peu d'intérêt accordé par la SNCF aux liaisons classiques, pour multiplier son offre interrégionale. Politique commerciale oblige : pas question de communiquer sur les prix qui seront pratiqués au départ de Montauban et d'Agen, où l'exploitant s'apprête à déployer son offre sur trois destinations différentes, dont Rennes et Tours. Mais le lancement déjà effectif de Toulouse-Narbonne et Toulouse-Perpignan laisse augurer du succès de ces futures dessertes. La clientèle reste celle des petits budgets, parmi lesquels on retrouve historiquement les étudiants.

Soixante-dix villes

Ce maillage interhexagonal ne revient pas très cher à l'opérateur puisqu'il utilise ses routes existantes. Soixante-dix villes sont déjà desservies, bientôt beaucoup plus. Avec un prix du billet divisé par deux, dans le confort de cars prévus pour les très longues distances, il s'agit bien de séduire une nouvelle clientèle peu accoutumée aux voyages par la route. Il est vrai que l'amélioration sensible du réseau autoroutier a raccourci les distances entre les capitales régionales. Un mode de transport que la SNCF a négligé, la société nationale développant d'abord son offre en fonction de la concurrence de l'avion…

Mais cette ouverture du marché ne se révèle pas satisfaisante pour tout le monde. Certains craignent déjà un déclin confirmé du rail sur les liaisons classiques, tandis qu'on peut s'inquiéter aussi des effets du transport collectif par route sur les liaisons Intercités et, dans certaines régions, sur les TER dont le fonctionnement aux coûts énormes est supporté par les Régions.

Le chiffre : 41

euros> Toulouse-Barcelone. Depuis Toulouse, il existe déjà une liaison Eurolines vers Barcelone. Il faut 6h45 pour s'y rendre par autocar avec un billet qui n'excède pas 41 €. C'est deux fois moins cher que le train, lequel met parfois autant de temps !

« Il ne s'agit pas de concurrencer les services ferroviaires existants comme le TER, mais bien d'enrichir l'offre de transport… » Thierry Mariani, ministre des Transports.

Des centaines de villes au départ de Toulouse

Déjà bien implanté à Toulouse à partir de Matabiau, véritable nœud routier, Eurolines va donc accroître son offre. Le transporteur dessert déjà en lignes régulières plusieurs pays : le Portugal, l'Espagne, la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays de l'Est, la Pologne, les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Italie.

Et, à l'intérieur de l'Espagne et du Portugal, ce sont des centaines de villes qui sont aussi desservies.

Les TER "pas concernés"

La loi autorisant l'ouverture du marché des transports à la concurrence routière a été précédé d'une consultation des Régions auxquelles il a été demandé si l'arrivée de ce mode de transport ne portait pas préjudice aux Trains express régionaux (TER). Non, a répondu Midi-Pyrénées: «Nous ne sommes pas théoriquement concernés. Les lignes dont il s'agit n'étant pas en mesure d'assurer les dessertes que nous assumons. Ceci étant, nous sommes depuis plusieurs années consultés quand les nouvelles lignes sont ouvertes et nous vérifions à chaque reprise qu'elles ne soient effectivement pas concurrentes des services réguliers TER, ce qui à ce jour ne s'est jamais produit», expliquait, hier, Martin Malvy, le président de la Région Midi-Pyrénées.

Pour supprimer les risques de concurrence, le ministre des Transports Mariani a fixé des règles restrictives. Ainsi, le nombre de passagers nationaux dans les autocars devra être inférieur à celui des voyageurs internationaux.

La durée du trajet n'est plus un argument

À y regarder de plus près, le temps de trajet n'est plus forcément un obstacle pour ceux qui optent pour le transport par car. La société Eurolines rappelle à l'envi qu'elle emprunte le réseau autoroutier sur la quasi-totalité de ses liaisons, rendant, là encore, son offre très compétitive par rapport au ferroviaire sur le seul critère de la durée du transport.

Quelques exemples suffisent à décrire la situation. Sur la liaison ferroviaire Toulouse-Narbonne parcourue en 1 h 13, comptez en moyenne 24,60 euros pour un plein tarif. Avec Eurolines, le prix d'un trajet en car revient à 11 euros, la durée du voyage s'établissant à 1 h 30.

De même, Toulouse-Perpignan en train s'effectue en 2 h 15 pour un billet de 31,60 euros. En car, il vous faut acquitter la somme de 15 euros pour un parcours d'une durée de 2 h 45.

Mais c'est sur les très grandes distances, celles qui exigent plusieurs changements dès lors qu'on utilise le train, que la concurrence sera très rude pour la SNCF. Très prochainement, Eurolines va proposer trois destinations au départ de Montauban, dont un Montauban-Rennes. Quand on sait que le prix du billet SNCF plafonne à 138 euros sur ce trajet, et que la durée du voyage est comprise entre 8 h 30 et 11 h 30, la formule alternative du car peut se révéler très opportune pour l'usager, mais aussi très rentable pour le transporteur privé dont les connexions interrégionales ne font qu'utiliser le maillage déjà existant des destinations internationales.

Pour l'heure, on ignore les prix que proposera l'exploitant sur ses lignes nouvelles.

Jean-Marie Decorse

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le 6 septembre 2011

TARADEAU (VAR) :

Bus scolaire en équilibre au-dessus d'un fossé ! .
 


L'autobus dans une position dangereuse après sa manoeuvre de croisement dans cette courbe dangereuse. S LALLIER

La portion de CD 10, au lieu-dit « Le Bois de Baron », sur la commune de Taradeau, a une nouvelle fois fait parler d'elle, hier matin. À 7 h 45, fort heureusement vide de tout passager, un bus de la Sodetrav, affecté au transport scolaire, circule en direction de Lorgues. Dans un lacet, au cours d'une manoeuvre de croisement avec une voiture, le lourd véhicule voit sa roue arrière mordre le bas-côté, glisser sur la pente, avant que le châssis n'immobilise l'ensemble au-dessus du vide. Le bus a été remorqué dans la matinée.

L'endroit connu pour sa dangerosité

L'endroit est pourtant connu pour sa dangerosité : deux transports de matières dangereuses s'étaient trouvés dans une position semblable en 2003. Depuis, la végétation a été dégagée, de part et d'autre de la courbe, afin que les chauffeurs aient plus de visibilité et réagissent en conséquence. En revanche, rien n'a été fait quant à la largeur de la voie, qui oblige les conducteurs de bus et transports routiers, circulant dans le sens montant, à se déporter sur la voie de gauche pour négocier cette difficulté.

Un projet de recalibrage

Une problématique que connaît bien le maire de Taradeau, Gilbert Galliano. « Cette portion de CD 10 fait actuellement l'objet d'un programme de recalibrage très délicat. Le dossier est en cours de traitement par le conseil général qui a lancé des études » .

Pour Barthélemy Mariani, conseiller général du canton de Lorgues, même écho : « Les quelques kilomètres qui restent entre Taradeau et Lorgues entrent dans une étude très avancée du dossier instruit par le conseil général. Ce projet a été retardé par l'état et l'Agence de l'eau, qui ont demandé des études complémentaires. Ces dernières, complexes, sont maintenant terminées. Le dossier est dans une phase terminale qui pourrait permettre la fin des travaux avant 2015 » .

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le 6 septembre 2011

FRANCE :

Des dizaines de villes en France bientôt reliées par autocar.
 


La compagnie Eurolines est désormais autorisée à desservir des villes françaises. AFP/PIERRE VERDY

Emprunter un autocar Paris-Lisbonne en embarquant à Poitiers et en descendant à Bordeaux : c'est désormais possible grâce au cabotage, c'est à dire le fait d' emprunter en cours de trajet un autocar circulant entre une ville française et une ville étrangère. Jusqu'à présent, un bus effectuant une liaison internationale régulière dans l'Union européenne pouvait transporter des passagers descendant avant le terminus, mais il ne pouvait pas en embarquer de nouveaux. Cela sera désormais possible, a annoncé lundi le ministre des transports Thierry Mariani, et cette évolution devrait concerner à terme une centaine de trajets.

Cette pratique a été rendue possible par le biais d'une loi, votée début 2010 et et entrée en application en début d'année. Pour l'instant, le transport de voyageurs entre deux villes françaises sur une liaison internationale ne concerne qu'une petite poignée de dessertes, lancées cet été par Eurolines. Mais le géant européen du transport par autocars, qui coiffe 32 entreprises, va pouvoir élargir son offre puisque le ministère du transport l'a autorisé à exploiter plus de 230 dessertes.

Près de 70 villes seront concernées dans l'Hexagone. Pour le ministre, cette mesure va rendre les déplacements plus accessibles aux personnes disposant d'un petit budget, comme les étudiants. Les prix affichés par Eurolines sont en effet compétitifs: 41 euros pour un Bordeaux-Paris ou encore 34 euros pour un Lyon-Paris. Dans un premier temps Eurolines, dont le réseau compte 140 lignes en Europe, a ouvert à la vente ce lundi 150 trajets interrégionaux. "Nous visons dès la première année 50 000 voyageurs" , a annoncé Antoine Michon, directeur général d'Eurolines France. Outre les petits prix, il a vanté la flexibilité de l'offre du groupe et le confort des cars utilisés. Eurolines n'augmentera pas le nombre d'autocars en circulation mais compte mieux les remplir , alors qu'il dispose d'une capacité de réserve pouvant aller jusqu'à 30 % des sièges suivant la période et les destinations.

CONCURRENCE AVEC LA SNCF

Pas question pour autant de faire de l'ombre à la SNCF et aux trains régionaux de la compagnie ferroviaire publique, a assuré pour sa part le ministre des transports. "Il ne s'agit pas de concurrencer les services existants, par exemple ferroviaires" , a-t-il insisté. Des limitations ont ainsi été définies pour le transport de passagers en cabotage : leur nombre devra représenter moins de la moitié du nombre total de passagers transportés dans le cadre du service international.

Le cabotage attise en tout cas les convoitises. En tout, près de 500 demandes de dessertes ont été déposées auprès du ministère, les 270 autres étant toujours en cours d'examen.
La prochaine étape pourrait être l'autorisation de transporter des voyageurs en bus entre deux villes françaises, sans qu'elles se trouvent sur une ligne internationale, ce qui représenterait une concurrence plus frontale pour les chemins de fer. "C'est trop tôt pour le dire , il y a une réflexion là-dessus" , s'est contenté de dire le ministre, prudent.

 

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le 6 septembre 2011

REDON (ILLE ET VILAINE)  :

Rentrée : une journée dans les pas d'une élève de 6e.
 


Lorsque le bus articulé de ligne 66 s'est engagé sur la voie du tram, le feu rouge clignotant était en fonctionnement. Le panneau rappelle que le tram est prioritaire./Photo DDM Xavier de Fenoyl

À 10 ans, Enora a fait sa rentrée en 6e au collège Beaumont, hier. Du car du matin à celui du soir,nous avons suivi ses premiers pas dans la cour des grands.

Reportage

7 h 10

Le jour se lève à peine. Au bout de la rue des Grêles, à Bains-sur-Oust, des jeunes attendent. Enora, 10 ans, prend le car scolaire pour la première fois. Ce matin elle quitte sa petite école primaire et ses effectifs réduits pour rentrer en 6 e . Au premier arrêt, elle retrouve ses copines de classe. L'occasion d'échanger sur ce jour tant attendu. « Je me suis réveillée en avance ce matin, à 5 h , glisse Enora. Oui, je suis un peu nerveuse. Peur du monde, de me perdre dans le collège. »

7 h 30

Arrivée au parc Anger, carrefour des transports scolaires du pays de Redon. La conductrice en profite pour expliquer le fonctionnement. « Il y a une navette pour Beaumont. Aujourd'hui, nous l'attendons ici, mais le reste du temps vous attendrez dehors. Ce soir je serai là vers 17 h. » Une mise au point qui fait du bien. Pas évident de se retrouver parmi la dizaine de bus stationnés.

7 h 50

« C'est par où ? Ça commence bien, on se perd déjà ! » Finalement les quatre copines de Bains-sur-Oust retrouvent la cour du collège. De nombreux parents sont là. « On est un peu les Minimoys » , sourit une copine d'Enora en passant devant des lycéens. C'est l'heure de l'appel. Elles vont enfin connaître leur classe. Et découvrir leurs futurs camarades.

8 h 10

Les noms s'égrènent. Enora est l'une des dernières à être appelés. Elle est en 6 e E, comme sa copine Lena. Elles prennent ensemble le chemin de la classe, accompagnées de leur professeur principal. Ils sont 29 élèves au total, presque tous nés en 2000.,

8 h 25

La professeur fait l'appel, vérifie qui prend le car, quels enfants déjeunent à la cantine. Explique les rouages de la vie au collège. Distribue les carnets de liaison, le règlement scolaire. Précise les notions de semaines A et B. Décortique l'emploi du temps. Les questions des élèves se bousculent. « La permanence, c'est quoi ? » . « La récréation, elle dure combien de temps ? » . « Comment on fait pour retrouver les salles de cours ? » Alors que les premiers bâillements s'échappent de la bouche de certains élèves, la sonnerie retentit. L'heure de la récréation.

10 h 45

Après une rapide photo d'identité et la distribution des manuels scolaires, départ groupé pour la salle de sport. Le proviseur de la cité scolaire y attend les 6 e pour un discours de bienvenue. L'occasion de rappeler les règles de la vie en communauté. « Avec un ensemble de 1 700 élèves, collège et lycée compris, c'est essentiel » , rappelle-t-il.

12 h

Si des choses ont changé ces dernières années dans le milieu scolaire ¯ ceinture obligatoire dans les cars scolaires, mises en garde sur les dangers des réseaux sociaux, sur l'utilisation des téléphones portables, etc. ¯ la traditionnelle salade piémontaise est toujours au rendez-vous sur les étals du self. Un sauté de porc au caramel et une tarte au chocolat plus tard, les élèves quittent le brouhaha du self pour celui de la cour. « C'était pas trop mal, au moins on a le choix , commente Enora. Mais demain, quand il y aura tous les autres élèves, ça va faire du monde ! »

13 h 30

« Hello, what is your name ? » Premier vrai cours de collège pour ces jeunes pousses. Quelques petits jeux permettent d'évaluer les connaissances des élèves en s'amusant. Et surtout, l'enseignante leur apprend la bonne nouvelle du jour : l'anglais, comme les autres langues vivantes, n'est pas noté en 6 e et 5 e . Certains sont déroutés, d'autres soulagés. La sonnerie retentit. « Déjà ! » , s'exclament-ils.

14 h 30

Trois salles plus loin, les 6 e E ont rendez-vous avec leur professeur de mathématiques. Les réflexes d'écolier ne se quittent pas en un jour. « Tu veux qu'on colle la feuille où ?  », lance cet élève à l'enseignant. Recadrage en douceur. Au collège, on n'a plus ni maître, ni maîtresse, mais plusieurs professeurs. Et il faut leur dire « vous » .

15 h 45

Les jeunes découvrent la permanence, ou la perm'comme on dit aussi. Une heure d'étude pendant laquelle les élèves peuvent faire leurs devoirs. Aujourd'hui, il n'y en a pas. Les 6 e en profitent donc pour poser des questions aux surveillantes. « La cafétéria, c'est quoi ? » « On fait quoi en permanence quand on n'a pas de devoirs ? » « Pourquoi il y a marqué dans le règlement qu'on ne peut pas amener de drogue ? C'est évident ! »

16 h 30

La sonnerie marque la fin de la journée. Pendant les premiers jours, des surveillants accompagnent les jeunes jusqu'au parc Anger. Le bus arrive à 17 h. Au retour, nos quatre copines échangent avec d'autres élèves, scolarisés dans différents collèges. Et font le bilan de cette journée riche en découvertes et en émotions. « C'était bien, c'est passé super vite, sourit Enora. J'ai hâte d'y retourner ! » Mais en attendant il est 17 h 30. L'heure du goûter.

Kate STENT.
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le 23 juin 2011

TOULOUSE (HAUTE GARONNE) :

Le watman suspendu mais pas coupable.
 


Lorsque le bus articulé de ligne 66 s'est engagé sur la voie du tram, le feu rouge clignotant était en fonctionnement. Le panneau rappelle que le tram est prioritaire./Photo DDM Xavier de Fenoyl

Les procédures administratives ont des conséquences parfois curieuses. Ainsi, après la collision, vendredi à 20 h 10 entre un tramway et un bus de la ligne 66 au rond-point d'Ancely à Toulouse, le wattman a été suspendu et interdit de tram jusqu'à nouvel ordre, tandis que le chauffeur de bus ne l'était pas.

« La suspension du conducteur de tram est prévue par la procédure dès qu'on déclenche un plan d'intervention et de secours, cela a été le cas après la collision de vendredi qui n'a fait aucun blessé mais qui a entraîné le déraillement du tram », précise Gilles Souyris, directeur des ressources humaines de Tisséo. « Une simple mesure administrative qui ne préjuge pas de la responsabilité du conducteur de tram et n'a rien de disciplinaire », poursuit le directeur, qui ajoute : « Cette mesure n'existe pas pour les conducteurs de bus ».

Une enquête est en cours à Tisséo pour établir les responsabilités. Outre le fait d'opposer deux traminots de Tisséo, l'accident présente la particularité de n'avoir donné lieu à aucun constat de police ni a relevé d'alcoolémie. L'absence de blessés expliquerait l'absence de constat, assez surprenante en cas d'accident mettant en cause deux véhicules de transport collectif.

« Le wattman n'a commis aucune faute, selon la boîte noire du véhicule », assure Franck Delpérier, du syndicat Sud Transport. Le feu rouge fonctionnait normalement au moment de l'accrochage, tout comme le freinage du bus, assure-t-on à la direction de Tisséo.

Philippe Emery  

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le 23 juin 2011

ANCELY (HAUTE GARONNE)  :

Spectaculaire accident de tramway.
 


Le choc très violent a provoqué le déraillement du tram sans faire de blessés./Photo DDM, Xavier de Fenoyl

Hier soir à 20 h 15, un tramway, circulant dans le sens Beauzelle/Toulouse est entré en collision avec un bus Tisséo de la ligne 66 (Blagnac/Saint-Cyprien), sur le rond-point d'Ancely, au carrefour des avenues des Arènes Romaines et de Casselardit. Le bus, en provenance du giratoire Jean-Maga à Blagnac, était entré sur le rond-point. En tournant à gauche, pour prendre l'avenue de Casselardit, il a coupé les voies du tram. Un choc très violent, qui n'a pas occasionné de blessés, mais a provoqué le déraillement de la rame du tramway.

« C'est allé trop vite pour que j'aie le temps de m'en apercevoir, confiait le traminot après l'accident, et je n'ai rien pu faire ». Le chauffeur du bus était pour sa part très choqué, et selon un témoin, il aurait déclaré « avoir bien vu arriver le tramway, mais

[ses] freins auraient lâché ». L'enquête devra aussi déterminer si la signalisation a été défaillante ou bien si les feux rouges clignotants n'ont pas été respectés. Présents sur place dans les cinq minutes, les agents de maîtrise de Tisséo, revêtus de leur gilet jaune ou de l'appellation « chef d'incident » pour la responsable de l'intervention, ont procédé au marquage au sol des positions du véhicule, et auditionné les deux chauffeurs concernés, ainsi qu'un troisième, d'une rame en provenance des Arènes et arrêté à la station Ancely. La police nationale, arrivée vingt minutes plus tard n'a pas eu de constat à établir, les parties concernées étant toutes deux de Tisséo. La circulation automobile n'a pas été interrompue, seulement ralentie, la possibilité de changer de voie de circulation étant reportée aux autres ronds-points (Jean-Maga, et Purpan). Selon les agents Tisséo sur place, la circulation des trams aurait été maintenue de part et d'autre du site concerné, entre Blagnac et Beauzelle, d'un côté et Purpan et les Arènes de l'autre. Les passagers du tram et du bus ont été pris en charge par les bus 66 et 70 qui ont suivi. Vers 21 heures, une grue était attendue sur place pour lever la rame et la remettre sur les rails, une motrice devant la tirer vers le centre de maintenance de Beauzelle. La circulation de bout en bout sur la ligne de tram restait incertaine pour la fin de la soirée.

Jean-Claude Petit

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le 6 août 2011

NOYAL-CHATILLON-SUR-SEICHE (ILLE ET VILAINE) :

Le nord-ouest de la campagne privé d'une ligne de bus scolaire.
 


Les autocars interurbains du Tarn et des Pyrénées-Orientales bientôt gérés en diret par les départements. © DR

Comme tous les ans, Katia Gautier, qui habite au hameau de Launay au nord-ouest de la commune, a renouvelé en juin l'abonnement de transport scolaire de ses deux enfants scolarisés au collège public de Chartres-de-Bretagne.

Les vacances pouvaient démarrer tranquillement. Quelques semaines plus tôt, des damiers avaient même été peints au sol dans tout le secteur pour matérialiser les arrêts du bus. « Ils en ont fait un juste devant chez nous, encore plus près qu'avant. C'était super, les enfants avaient juste à traverser le jardin pour prendre le bus ! »

Une satisfaction de courte durée : un voisin dont l'enfant arrive au collège les alerte. Il vient de consulter les circuits scolaires : leur ligne, la BR3, n'existe plus ! Du hameau de Launay jusqu'à la Lande Pinçon, les habitants, stupéfaits, se mobilisent, au-delà des seules familles concernées. Sébastien Cougoulat a acheté une maison il y a trois ans au lieu-dit Préfoyer. « Le ramassage scolaire juste devant la maison a été un critère d'achat. Pour l'instant, nos enfants sont petits mais s'ils avaient l'âge, on ne pourrait faire sans ce ramassage, compte tenu de nos horaires. »

Difficile de s'y retrouver

Tous cherchent des explications. Sur le site de la commune, où figurent les anciens circuits, quelques lignes en bas de page indiquent juste que pour la rentrée 2011-2012, les circuits sont modifiés, invitant à consulter le site de la Star. Là, on vérifie que les circuits ont effectivement changé. Et de parcours, et d'arrêt, et d'appellation. L'ancienne BR 3, devenue TS3, continue de s'arrêter à Launay (sur un seul arrêt) mais va désormais directement aux lycées et collège de Bruz, sans plus desservir le collège de Chartres. Tandis que la ligne qui rejoint le collège de Chartres, la TS12, ne passe plus par Launay... Difficile de s'y retrouver. « On change les noms, on parle de modifications, et même d'amélioration, mais jamais de suppression ! On se moque de nous ! » s'énerve un habitant.

« À la mairie, personne ne sait, on nous dit qu'il faut s'adresser à Rennes Métropole. Tout le monde se renvoie la balle, c'est lamentable ! » s'exaspère Catherine Ferron, qui habite La Lande Pinçon. Ses enfants, élèves au lycée privé de Bruz, ont encore un ramassage scolaire pour cette année. « Mais pour combien de temps ? Mon fils aîné vient de finir le lycée. En 10 ans, on a vu les services se dégrader un peu plus chaque année. Par contre, tous les ans, les cotisations augmentent ! »

Katia Gautier, comme au moins quatre autres familles, n'a pas de solution pour la rentrée. « Demander le minibus du CCAS ? Inscrire tous mes enfants dans le privé à Bruz ? » Seule certitude, leur rentrée s'annonce difficile.
 

 

Suppression de la BR3 : éléments d'explication.
 

Rennes métropole, la communauté d'agglomérations dont relève Noyal-Châtillon-sur-Seiche, gère elle-même son réseau de transport, le Star (pour « Service des transports de l'agglomération rennaise »). Elle en a confié l'exploitation à la société Keolis, par délégation de service public.

Ce sont les élus du conseil communautaire, qui représentent les 37 communes membres de Rennes Métropole, qui décident des différentes évolutions des lignes et tarifs. L'offre des circuits est révisée chaque année en fonction des renseignements fournis par les établissements sur leurs prévisions d'élèves entrants et sortants, au 31 mai. Les circuits révisés sont communiqués aux établissements et aux mairies au plus tard début juillet.

Cette année, un débat au conseil communautaire a débouché sur un vote, en avril, déterminant les quatre nouveaux critères qui peuvent justifier un arrêt sur une ligne : être fréquenté par au moins 3 élèves, être situé à plus de 800 mètres d'un point d'arrêt existant, être réalisé à un emplacement sécurisé et s'insérer dans un circuit pour lequel le temps de parcours total maximal est de 30 minutes. Un point d'arrêt peut être modifié ou supprimé si l'un de ces critères n'est plus rempli, ou si la ligne n'est plus assez fréquentée.

En l'absence de Guy Jouhier, l'élu en charge des transports à Rennes Métropole, en ce début août, il est difficile de savoir précisément combien de lignes scolaires sont supprimées à la rentrée. Ni quels sont les critères qui ont présidé à la modification des circuits pour Noyal-Châtillon.

Cependant, Serge Monharoul, conseiller municipal de Noyal-Châtillon, qui siège à Rennes Métropole, se souvient des éléments qui ont permis de trancher : « A priori, dans le secteur de Launay, la demande concernait essentiellement l'établissement privé de Bruz dont la ligne est maintenue. Le problème, pour certains endroits, c'est le nouveau critère qui exige au moins trois enfants à chaque arrêt. C'est toujours difficile de toucher à des avantages acquis. Et il n'est pas facile d'harmoniser un service pour toute la métropole. Vern, par exemple, n'a pas de ramassage scolaire en campagne. »

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le 18 juillet 2011

TARN - PYRÉNÉES ORIENTALES :

Le Tarn et les Pyrénées Orientales reprennent le volant de leurs autocars.
 


Les autocars interurbains du Tarn et des Pyrénées-Orientales bientôt gérés en diret par les départements. © DR

Deux départements, le Tarn et les Pyrénées-Orientales, ont décidé de reprendre le contrôle du transport interurbain par autocar, jusque là assuré par des opérateurs privés. Un retour en force des régies publiques ou l'envol des Sociétés publiques locales, nouvelle forme de gestion des transports collectifs ?

L'association Agir pour le transport public indépendant doit se frotter les mains : à partir de la rentrée 2011,  les autocars de la nouvelle régie publique des transports des Pyrénées-Orientales (66) remplaceront ceux des Courriers catalans, filiale de Keolis (groupe SNCF).

Et dans le Tarn (81), la Société publique locale (SPL- lire ) qui verra le jour à la rentrée 2011, sera opérationnelle en septembre 2012. En juin, la région Rhône-Alpes avait fait le même choix pour 11 lignes d'autocars TER.

"Nous voulons apporter un meilleur service" et "maîtriser les coûts", explique Jean-Franck Cornac, directeur des transports au conseil général du Tarn. Jusqu'à présent, le conseil général du Tarn versait près de sept millions d'euros de subvention aux entreprises privées pour assurer cette mission de service public; une somme qui sera désormais allouée à "D'un point à l'autre", la future SPL.

"Les 14 sociétés (privées) tarnaises font bien leur travail mais ne font aucune proposition" sur le développement du réseau de transport, justifie le président PS du conseil général, Thierry Carcenac.

Les tarifs ne changent pas

Malgré l'initiative, la structure publique aura tout de même besoin de ces structures privées. "On va exploiter le réseau Tarn bus mais pour les lignes secondaires, celles dont les terminus sont relativement éloignés, la SPL ne pourra pas être compétitive", a-t-il expliqué à l'AFP.

Rien ne changera pour les usagers en ce qui concerne les tarifs " deux euros pour traverser le département du Tarn d'un bout à l'autre pour deux euros (tarif unique), assure Jean-Franck Carnac.

Dans les Pyrénées-Orientales, le billet reste à un euro, quelle que soit la longueur du trajet. Le conseil général  également à majorité socialiste, a acheté une flotte de plus de 100 autocars pour assurer la desserte locale, du littoral méditerranéen aux stations de ski pyrénéennes.

La DSP reste majoritaire

Les collectivités locales semblent prendre le virage de l'indépendance, mais la tendance lourde reste celle de la délegatation de service public (DSP). Dans le transport interurbain, près de 90% des contrats sont des délégations de service public.

Pour le Groupement des autorités responsables de transport (Gart), "la régie ou la SPL permettent de pallier le manque de concurrence dans le secteur des transports mais, d'un autre côté, on ne peut pas ne pas reconnaître aux opérateurs privés un indiscutable savoir-faire", estime son président Roland Ries, maire de Strasbourg.

Dans la Drôme, les élus départementaux projettent de transformer la régie des transports interurbains (qui exploite 14 des 37 lignes régulières) en Société publique locale : "ce projet de SPL est lié à l'intérêt que représente cette solution pour la mise en place d'un outil public commun à plusieurs AOT (Drôme , Ardèche, agglo de Valence...)", commente Alain Matheron, vice-président du conseil général de la Drôme.

Nathalie Arensonas

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Sauf mention particulière, les photos présentées sont celles qui ont paru avec l'article du journal cité.